Une réflexion sur “Sauvons les notes, la pétition

  1. Je parle pour l’école élémentaire étant instit. Je ne me prononce pas ici pour le collège par prudence intellectuelle, mais je crois que le problème est le même jusqu’au moment du brevet.
    La notation, chiffrée ou autre A, B … n’a pas grande place à tenir à l’école. Elle ne dit rien des savoir-faire et des lacunes de l’élève. De plus, les devoirs sont souvent un fourre-tout de savoir-faire. Comment dans ce cas, réussir une péréquation juste entre les différents savoir-faire pour restituer une note chiffrée représentative de la réussite ? Et pourquoi vouloir évaluer un taux de réussite (12/20 est une note mais aussi un taux). Et franchement, une fois la note annoncée, les parents savent-ils sincèrement où en est son enfant ? Entre Marne-La-Coquette et Nanterre, la note 14/20 révèlera-t-elle la même réalité ? Mon œil ! Il n’y a de notes possibles que si le devoir contient des items similaires. Du coup la note est un nombre de points, nombre qu’il faut atteindre pour réussir ce qui n’est pl;us un devoir mais un test. 15/20, tu as réussi l’épreuve, tu as acquis telle compétence, en dessous il faut te remettre à l’ouvrage, ce n’est pas acquis.
    Dans cette logique, la moyenne générale de toutes les matières est une bouffonerie mathématique. No comment.
    En conclusion, la note n’a de sens que pour une épreuve homogène, ou quand – je pense au brevet et autre examen – la règle d’évaluation est : 1) comprise et assumée par l’élève (il faut donc une maturité d’esprit pour cela) – 2) valable pour un ensemble dépassant le champ d’exercices du formateur. Donc, avant la 3e, aucun intérêt pédagogique. Mais pour faire comprendre ça aux enseignants et aux parents qui ont baigné dans ce système de notation et continuent à y entretenir leurs illusions, c’est tâche ardue. Si un parent peut m’expliquer le sens du 16,96/20 de moyenne générale de mon fils à la sortie de 6e, qu’il est effectivement 3e de sa classe puisque 2 autres ont eu 17,05 et 17,56/20, alors qu’aucune règle de compétition n’a été valablement établie (encore heureux !), je suis preneur et je lui tire mon chapeau. Ni vive n à bas les notes, mais qu’elles restent à leur place, place nécessairement restreinte dans le contexte pédagogique de l’école.
    jcb

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