Suppression des évaluations à l’école primaire, attention danger

Si vous êtes enseignant à l’école primaire ou parent d’un enfant scolarisé, votre avis nous intéresse.

Comme chaque année, les évaluations à l’école primaire suscitent les réactions les plus … paranoïaques. A force de critiquer, c’est le principe même de l’évaluation un tant soit peu normée qui finit par être remis en question.

En Angleterre, l’équipe de SOS Éducation a vu fonctionner un système sensationnel : celui du cahier des élèves les plus en difficultés. Pour les élèves qui accusent des retards importants, un cahier est confectionné au nom de chaque élève. Les professeurs y mettent à l’intérieur les devoirs les plus significatifs de l’élève.
Ce cahier suit l’élève tout au long de sa scolarité. Il est à la disposition de tous les professeurs qui peuvent le consulter à loisir.
A la rentrée, en cas de changement de professeurs, pour la visite des inspecteurs, les cahiers sont ouverts.

Mais surtout ces cahiers ne rendent aucunement l’évaluation de tous les élèves obsolète. Au contraire. Les écoles les plus en difficulté qui cherchent véritablement à permettre à leurs élèves de s’en sortir, réalisent trois évaluations dans l’année. Les professeurs n’en ont pas peur et je dirais même plus, ils reconnaissent qu’elles leur sont utiles.

En allumant la radio ce matin, le son de cloche des professeurs en France m’a semblé bien différent en entendant une enseignante de CM2 dire  :

« Même les enfants de maternelle sont évalués….. Après, on se plaint qu’ils ne savent pas bien écrire, qu’ils sont gauches quand ils font du sport, qu’ils sont maladroits. Mais évidemment, à chaque fois, on prend sur le sport, sur l’éveil, parce qu’il y a ces évaluations ….

A SOS Éducation, on avait plutôt l’impression que c’était la surcharge d’activités (découverte du monde, anglais, histoire de l’art, etc…) qui faisait que chaque instituteur, s’il respecte le programme à la ligne, n’arrive pas à dégager assez de temps pour le Français et les mathématiques…

Pour écouter l’émission, cliquez ici

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