Tabassé par son élève à quinze jours de la rentrée

En pleine classe, l’élève se lève et assène gifles et coups de genoux à son professeur.

On est à quinze jours de la rentrée : les cours viennent à peine de reprendre au collège Jean-Perrin situé en plein cœur Vitry-sur-Seine, dans la banlieue parisienne. Le collège accueille chaque matin 600 élèves. Dans une des classes de quatrième, ce mercredi, le cours débute normalement. Dans la salle, deux professeurs sont présents. L’enseignant en charge du cours – un jeune qui débute cette année – et son tuteur, professeur de mathématiques, âgé de 31 ans. Il est 10 heures du matin quand tout à coup ce professeur-tuteur va se faire frapper par un des élèves âgé de 14 ans environ.

« Pendant le cours, un élève très excité et perturbateur a mis ses pieds sur la table et a commencé à provoquer son professeur, raconte un enseignant. Trois adultes, dont l’adjointe du principal, sont intervenus pour tenter de le calmer, mais rien n’y a fait. L’élève a été pris d’un coup de folie. Après une escalade verbale, l’adolescent s’est levé et a frappé mon collègue, lui assénant des gifles et des coups de genou », poursuit-il, évoquant « une scène très violente »
(LeParisien.fr)

«Très choqué, l’enseignant est décrit par ses collègues comme « très calme et très pondéré »»
(LeMonde.fr)

Ni manque d’effectifs – deux adultes étaient dans la salle -, ni manque d’expérience – celui qui a été tabassé est le tuteur chargé d’accompagner le stagiaire – ne pourront être évoqués dans cette affaire.

Jamais nous ne dirons suffisamment à nos députés et au ministre de l’Éducation, combien il est urgent d’agir pour rétablir l’autorité des professeurs. Rassemblons-nous pour que plus jamais des jeunes gens continuent à penser qu’un professeur n’est pas légitime quand il demande de retirer ses pieds de la table à un élève, quand il confisque un portable à un élève.
Appelez, écrivez à votre député sur wwww.soseducation.com. Chaque geste compte.

48 réflexions sur “Tabassé par son élève à quinze jours de la rentrée

  1. « Jamais nous ne dirons suffisamment à nos députés et au ministre de l’Éducation, combien il est urgent d’agir pour rétablir l’autorité des professeurs. Rassemblons-nous pour que plus jamais des jeunes gens continuent à penser qu’un professeur n’est pas légitime quand il demande de retirer ses pieds de la table à un élève, quand il confisque un portable à un élève. »
    Je pense que c’est juste, mais que nous n’en sommes plus là. C’est certes un premier pas que de restaurer l’autorité du professeur, mais ce combat me parait perdu d’avance maintenant.
    Comment voulez-vous restaurer l’autorité d’un enseignant devant 25 à 30 jeunes, quand les représentants de l’ordre et de l’autorité au niveau de l’Etat ne sont pas respectés, se font tirer dessus impunément, que la justice relâche les assassins et emprisonne les gens qui tentent de se défendre?
    C’est plus grave que l’autorité du prof, c’est toute la société qu’il faut réformer et restaurer. Il ne peut pas exister de hâvre de paix dans un établissement scolaire quand la société tout entière souffre de maux dont on ne voit pas se pointer la solution, tellement on encense les causes de cette déconfiture.

  2. Bonjour Carine, c’est gentil de prendre de mes nouvelles. Le projet se porte bien, et l’équipe pédagogique s’est déjà réuni plusieurs fois.
    Vous pouvez voir l’avancement des lieux sur http://www.scolaria.fr/scolariaecole/, nouveau site de l’établissement.

    Ouverture septembre 2011 pour les primaires et C.S.R.
    et septembre 2012 pour le collège et les secondes du lycée.

    Pardon de ne pas être suffisamment intervenu sur ce blog depuis quelques mois, mais je suis comme vous pouvez vous en douter très pris par le projet.

    • Etant un collègue du même collège ayant assisté à la fin de l’agression, je trouve que la remarque de « sachet daniel » est vraiment lamentable. C’est bien ne pas connaitre le milieu éducatif que de répondre comme ceci. Et le minable c’est vous Monsieur « sachet daniel ».

  3. Cher Daniel, vous êtes d’une immense naïveté pour ne pas dire plus.
    Les deux professeurs auraient été aussitôt mis en accusation par un juge à la suite d’une plainte des parents.

  4. Dans cette histoire ainsi relatée je ne rien à redire. Tout est parfaitement normal.
    Tout est parfaitement conforme au résultat attendu après des décennies de destruction de l’école par de sinistres crétins politisés.
    Et ce n’est qu’un début.
    Le gros problème qui nous préoccupe (que le progressisme dissimule comme il peut), c’est l’incorporation massive de ces enfants dans nos écoles. C’est le niveau général rabaissé à portée de ces enfants. Le système égalitaire est fait ainsi : tout le monde doit pouvoir y arriver. Les intelligents ? Eux peuvent se mettre au niveau des imbéciles. L’inverse n’est pas vrai.
    Donc on étendra (on étend déjà) ces mesures d’accessibilité de tous à tout (grandes écoles, monde décisionnaire, etc.). Facile d’imaginer les conséquences.

  5. J’imagine que ce professeur n’ira pas porter plainte: « Oh le pauvre élève (sic), il est né dans une cité, tu vois. Il n’a pas de chance! Et puis, tu comprends ses parents ont divorcé récemment et sa mère le bat! C’est l’assistante sociale qui me l’a dit. Et le médecin scolaire dit aussi… »
    Je suis très pessimiste mais on fait les frais de 25 ans d’une politique « sans couilles » (passez-moi l’expression, svp) et je ne vois pas comment on peut renverser la vapeur!
    Une très grande majorité de professeurs (beaux rousseauistes, beaux penseurs; je les appelle des « bonnes-âmes », généralement en poste dans les bahuts les plus tranquiles, bien syndiqués pour éviter les ZEP et autres Etablissements Ambition Réussite) sont responsables de la situation actuelle aussi.
    Bon courage à SOS EDUCATION, donc, que je soutiens depuis mon collège zep de l’Académie de Créteil.
    Faites-vous connaître dans les médias, demandez audience à TF1, France 2… Bref, faites du bruit et les quelques collègues bien conscients du problème vous soutiendront.
    D’ailleurs, pourquoi ne pas lancer une « grève générale dans l’Education Nationale » non pas contre les retraites, celle-vi, mais plutôt contre le sentiment d’impunité qui règne actuellement dans les écoles de France et contrele gâchi organisé par l’Ed. Nat. chez les élèves? Ne croyez-vous pas que cela mobiliserait? Chacun se plaint dans son coin… peut-être que si un groupement tel que SOS EDUCATION lançait le mouvement, nombreux sont ceux qui suivraient. Ce n’est qu’une idée…
    Bon courage à tous,
    profdu9-3

  6. 1) Administrer une fessée magistrale à ce jeune con sur la place publique aux yeux de tous.
    2) Couvrir d’une manière inconditionnelle les profs qui « corrigent » un élève.
    3) Réinstaurer la fessée dès l’école maternelle.
    4) Ne plus accepter les plaintes déposées par ces parents incapables d’éduquer leurs gosses.
    5) Envoyer paître tous ces psy, juges, syndicats et associations de merde prompts à se mobiliser pour excuser ces pôvres jeunes délinquants.
    6) Revoir sérieusement les termes de la Déclaration des Droits de l’Homme afin qu’elles ne puissent plus jamais bénéficier à ceux qui ne les respectent pas.
    7) Contraindre tous ces politiques qui nous gouvernent tels des ânes depuis 40 ans à prendre des initiatives qui iraient enfin dans le bon sens.

    Hélas, la tâche est pharaonique. Je crains que nous ne parvenions jamais à rétablir la situation dans notre société décadente.

    • Pour les points 1) 2) et 3); c’est aux parents de s’occuper de cela … les enseignants sont là pour instruire et non pas pour éduquer il me semble.
      Si les parents ne s’occupent des points 1) 2) et 3), alors l’avenir de l’enfant sera détruit.

      Pour le point 1), je pensais plus à un coup de matraque dans les jambes suite à l’intervention des forces de police. Dans ce que vous proposez, les autres gamins seraient capables de filmer avec leurs téléphones portables ce qui pourrait nous vouloir des ennuis judiciaires.
      Moins de soucis avec le coup de matraque à mon avis.

      Néanmoins si les parents s’occupaient sérieusement des points 1) 2) et 3) chez eux, on n’en serait pas là.

      • Aujourd’hui, de nombreux parents sont totalement incompétents et incapables d’éduquer leurs enfants. Il faudra bien que quelqu’un d’autre s’en charge.

        En ce qui concerne le point 1, il serait indispensable de légaliser la punition corporelle pour ces garnements, et dès le plus jeune âge.
        Au lieu de cela, on interdit toute punition qui, selon certains intellectuels venant de je ne sais quelle planète lointaine et qui sont responsables de la décadence de notre société, s’obstinent à dénoncer « des pratiques d’un autre âge et traumatisantes » pour ces pôvres chérubins.

        Pour éviter les ennuis judiciaires, le point 4 devrait être appliqué scrupuleusement par la justice. Mais c’est là tout le problème…

        • D’accord avec vous Michel pour le point 4).

          Pour le point 1), si ils s’avère que quelqu’un d’autre que les parents soit obligé de l’appliquer alors c’est que déjà il y a un gros défaut dans l’éducation des parents. Les parents peuvent appliquer le point 1) en cas de début de délinquance de la part de l’enfant ce dès le plus jeune âge comme vous dites.
          On rejoint alors le point 4) car les gamins sont encore capables d’appeler l’assistante sociale.

          Beaucoup de pouvoirs éducatifs ont été enlevés aux parents, il faudrait leur en redonner et aussi les responsabiliser davantage.

          Pour le point 1), ce qui me fait le plus peur est que des gens jeunes et moins jeunes sont encore assez
          timbrés pour filmer et ensuite le diffuser sur youtube.

          Michel a écrit : « Aujourd’hui, de nombreux parents sont totalement incompétents et incapables d’éduquer leurs enfants. Il faudra bien que quelqu’un d’autre s’en charge. »
          Vu la façon de se comporter des députés de l’opposition à l’assemblée nationale je ne suis pas surpris d’un tel comportement de la part des enfants.

  7. Vous avez conscience de ce que vous écrivez? Surtout Michel c’est le top! Si on résume il faut supprimer la démocratie! On met les pauvres dans des camps?
    Me balancez pas l’argument bidon : « t’es un planqué dans un bahut tranquille… » J’enseigne depuis 5 ans dans un collège APV, ambition réussite… Mon collège connait tous les problèmes d’un APV et je peux vous promettre qu’il y a d’autres solutions que les vôtres. Je précise enfin que je suis pas un prof démago qui surnote ou quoi que ce soit.

    • Ben voyons ! Tout comme je l’écrivais plus haut, aussitôt qu’un solution musclée est proposée, un extra-terrestre se manifeste et affiche son opposition. Bien entendu, cet extra-terrestre nous promet d’autres solutions qui sont forcément les bonnes.
      Et puis notez bien l’argument des « pauvres parqués dans des camps »… Bien sûr, pour cet extra-terrestre, mes propositions ne peuvent avoir que des relents nazis.
      Quand les français cesseront de culpabiliser et de nous mettre à toutes les sauces les « heures sombres de notre histoire », alors nous pourrons enfin réfléchir à des solutions concrètes.
      Bertrand, depuis 40 ans de nombreux extra-terrestres dans votre genre nous proposent des solutions diverses. Nous constatons aujourd’hui leurs résultats déplorables.
      Quant à notre démocratie, telle qu’elle est pratiqué aujourd’hui dans notre pays, il est exact qu’en ce qui me concerne, elle disparaitrait que cela ne me dérangerait aucunement. Notre démocratie est totalement décadente et entretenue par tous ces extra-terrestres qui n’ont aucune idée de la réalité sur notre planète.
      Je suis pour la méthode musclée et, tôt ou tard, vous serez contraint d’y venir également. A moins que vous ne soyez suicidaire…

    • Bertrand navré de vous contredire mais je suis à 99,9% d’accord avec Michel. Tout juste j’apporte une micro correction sur sa première proposition.
      Maintenant je n’ai pas vu ce qu’il s’est passé ce jour là à Vitry pas plus que je ne connais Michel dans la réalité. Mais pour ce gamin de 14 ans, c’est trop tard pour l’éduquer … Il est perdu pour la société.

      Pour terminer les parents dans ce cas là auraient du s’abstenir d’avoir des enfants, on en serait pas là aujourd’hui.

      • Effectivement Toni, pour ce gamin de 14 ans il est bien trop tard pour l’éduquer, encore que, si notre société voulait s’en donner les moyens!…
        Moi non plus je n’ai pas été témoin de l’agression de ce prof, mais rien que le fait de s’interroger sur les circonstances de cette agression démontre la volonté de comprendre et d’excuser cet acte. Rien ne peut expliquer et justifier cet acte barbare. Point.

        Pour tenter de corriger cette dérive lamentable de l’éducation, il faudra employer une méthode énergique dès l’école maternelle, envers et contre la mentalité de certains parents et de nombreux extra-terrestres incompétents, démissionnaires, laxistes ou rêveurs.

        Afin que vous me connaissiez un peu mieux, je suis tout simplement un parent inquiet de l’héritage que notre société est sur le point de léguer à nos enfants.

  8. Et beh !!! Il faudra encore les ramasser longtemps les fruits pourris de Mai 68, de François Miterrand, de la loi d’orientation de Lionel Jospin de 1989.
    Parlons aussi de l’attitude des députés de l’opposition à l’assemblée nationale; poursuivre le président de l’assemblée nationale dans les couloirs n’est pas à mon humble avis un exemple à montrer aux collegiens. Là aussi si nous les adultes tolérons cela, alors je ne suis pas surpris qu’il se produise des faits de violence dans les établissements scolaires.

  9. Je tiens à dire que cette agression contre un professeur est inadmissible, c’est une certitude.

    Mais dire comme Michel : « En ce qui concerne le point 1, il serait indispensable de légaliser la punition corporelle pour ces garnements, et dès le plus jeune âge. », cela n’entre aucunement dans les valeurs de l’école républicaine. Comment peut-on soutenir une loi qui autorise à frapper quelqu’un et à plus forte raison un enfant?

    Un Etat qui inscrit dans la loi la violence corporelle, cela s’appelle un Etat fasciste. De nombreux historiens de gauche comme de droite en sont arrivés à cette conclusion. Condamner la légalisation de la violence n’est pas une pensée « extra-terrestre », c’est juste une démarche démocratique.

    Mais c’est tout à fait votre droit d’être favorable au passage de l’Etat républicain vers l’Etat fasciste, c’est justement cela qui fait la beauté de notre république.

    • Bertrand, je ne crois pas que Michel soit fasciste. Pour le point 1, c’est aux parents de s’occuper de cela et si possible sans avoir à subir les foudres de la justice parce que le rejeton a appelé l’assistante sociale.

      Bertrand a écrit : « Mais c’est tout à fait votre droit d’être favorable au passage de l’Etat républicain vers l’Etat fasciste, c’est justement cela qui fait la beauté de notre république. »
      On ne vit pas dans un monde de bisounours Bertrand, navré mais je préfère les propositions de Michel parce que je n’ai pas envie de me faire tuer à cause de la délinquance en France.

    • Bertrand, vous parlez comme tous ces hommes et femmes politiques qui déclarent, la main sur le coeur, « qu’il est inadmissible que patati et patata »… Si nous voulons que cessent toutes ces violences, il serait préférable de ne plus tarder à passer aux actes.
      De quelle valeur de l’école républicaine parlez-vous donc Bertrand ? Celle de se résigner, d’accepter la délinquance et la violence dans nos écoles ? Celles de continuer à niveler vers le bas le niveau de l’éducation ?
      Notre démocratie se montre totalement impuissante face à ces garnements de plus en plus violents qui, eux, n’hésitent pas à rosser des professeurs sachant pertinemment qu’ils sont protégés par vos lois « démocratiques »!
      Bertrand, je voudrais vous rappeler, car vous me semblez bien jeune, que dans notre démocratie, on favorise le dialogue et la pédagogie depuis près de 40 ans. Comparez donc la situation actuelle à celle qui existait et vous devriez en conclure que c’est un fiasco total.
      Si un état fasciste, donc vous faites allusion, devait prendre le dessus, c’est bien par le laxisme et l’incompétence de tous ces extra-terrestres qui s’obstinent stupidement et naïvement à interdire les punitions corporelles.
      Je ne suis nullement favorable à un état fasciste. Je souhaite simplement que les lois régissant notre démocratie soient scrupuleusement respectées et les punitions sévèrement appliquées pour ceux qui ne les respectent pas.
      Je finirai en précisant que, les parents et enseignants osant imposer leur autorité n’ont nullement besoin de recourir à la punition corporelle.

  10. Sans aller jusqu’aux punitions corporelles, il faudrait restaurer la fermeté dans nos écoles, or ce sera très difficile, parce que les administrations et une majorité de profs sont démagos: quand un élève insupportable est exclu, l’administration s’arrange, là où je suis, pour qu’il soit exclu…le vendredi de l’Ascension, ainsi ça lui fait le pont, donc des vacances…au lieu de l’exclure d’un voyage scolaire, comme je l’avais demandé, ce qui aurait été une REELLE punition. Non. Il n’y a plus que des punitions purement symboliques, qui sont de toute façon effacées au bout de 9 mois> Le rapport de forces est maintenant partout en faveur des élèves, avec la complicité des « bonnes âmes » bien-pensantes aveuglées par une idéologie qui confond le respect des règles avec le « fascisme ».

    • Don Quichotte a écrit : « Le rapport de forces est maintenant partout en faveur des élèves, avec la complicité des « bonnes âmes » bien-pensantes aveuglées par une idéologie qui confond le respect des règles avec le « fascisme ». »

      Et nous n’obtiendrons que le mépris généralisé des élèves devant notre incurie et notre faiblesse. J’ajoute aussi que dans l’enseignement très féminisé, beaucoup de pouvoirs ont été confisqués aux hommes … symboles d’autorité.

    • « quand un élève insupportable est exclu, l’administration s’arrange, là où je suis, pour qu’il soit exclu…le vendredi de l’Ascension, ainsi ça lui fait le pont, donc des vacances…au lieu de l’exclure d’un voyage scolaire, comme je l’avais demandé, ce qui aurait été une REELLE punition. »
      Dans cette veine, j’ai eu le cas d’un élève insupportable que j’ai traîné un jour dans le bureau du Principal pour qu’il lui passe un « savon » (ou plutôt qu’il en rajoute une couche). Le « savonnage » ne lui a pas fait beaucoup de mal et pis, cet élève a participé quand même à une sortie foot au Stade de France, organisée par l’établissement, via le CPE. Devinez qui a eu bonne mine…

  11. Je ne confonds pas le respect des règles avec le fascisme, relisez-moi, je citais simplement une phrase de Michel qui proposait d’inscrire la violence dans la loi. Quand un Etat fait cela, il bascule progressivement vers le fascisme. Pour plus de précisions, je vous invite à relire les travaux de Serge Berstein et Pierre Milza, ce ne sont pas des bien-pensants mais des scientifiques.

    Ensuite je suis également confronté dans mon collège APV aux errements de l’administration avec des punitions qui sont « symboliques » comme le disait Don Quichotte. Effectivement le rapport de forces devient favorable aux élèves. Mais dès que l’on apllique le règlement intérieur et que l’on rappelle les règles républicaines qui gouvernent notre société, on arrive à construire un ordre juste. Mais tout cela, je n’invente rien c’est ce qui transpire dans une bonne partie de l’oeuvre de Victor Hugo (mais c’est peut-être un extra-terreste ou un bien-pensant à vos yeux)
    On n’installe pas des règles ou une autorité par la violence, ce n’est pas une lubie de ma part c’est le résultat d’une expérience quotidienne.
    Enfin, je vous assure que mon autorité ne repose pas sur une quelconque démagogie.

    • Alléluia ! Bertrand applique le règlement intérieur dans son établissement et rappelle les règles républicaines à ses élèves !
      De 2 choses l’une, Bertrand : ou vous avez la chance d’enseigner dans un établissement exemplaire avec des élèves studieux et sages, et il en existe encore, heureusement, ou bien faites partie de ces doux rêveurs, héritiers des valeurs de mai 68, convaincu de l’angélisme et du civisme spontané de tous nos chérubins. Si cette dernière devait être le cas, je crains que votre réveil ne soit brutal…
      Ne comparons pas l’époque de Victor Hugo avec celle qui se dessine devant nous. Je ne pense pas qu’à son époque les enseignants se faisaient tabasser par leurs élèves.
      Je ne connais pas les travaux de Serge Berstein ni de Pierre Milza, mais je reste persuadé qu’une société qui souhaite garder un niveau de civilisation avancée, avec un « ordre juste, » ne se maintiendra qu’avec des règles strictes et des sanctions sévères et exemplaires. Une société qui n’applique pas ces deux principes bascule immanquablement dans l’anarchie et le chaos.
      Bertrand, regardez autour de vous. Ouvrez les yeux. Ne voyez-vous pas que nous sommes en train de basculer ?

      • Michel: » Ne voyez-vous pas que nous sommes en train de basculer ? »

        Mais c’est précisément ce qu’ils veulent !
        Tous ces évènements ne résultent pas d’un hasard nait d’une quelconque faiblesse dans des esprits à la pensée généreuse et large.
        Nous avons sous les yeux le déroulement d’un travail méthodique de sape avec l’espoir ultime de voir l’effondrement de la société libre occidentale.

        • Jean, je pense que l’effondrement de cette « société libre occidentale » telle qu’elle se développe depuis 30 ans permettra, peut-être, s’il n’est pas déjà trop tard, la survie de notre civilisation.

          • Rien n’est perdu Michel, comparez New-York entre 1970 et 1990 qui avait la réputation d’être une des villes les plus dangereuse du monde au New-York d’aujourd’hui qui est un des villes les plus sur des USA.
            Si New-York est devenue aussi sur c’est parce qu’un maire a envoyé un certain nombre d’individus comme ce gamin de 14 ans dans des centres de détention avec obligation de suivre une formation.
            Mr Giuliani a passé l’ensemble de son budget a faire construire des prisons.

            On peut dire ce que l’on veut de Mr Giuliani et des Américains mais en ayant visité New-York en 1997 je ne me suis pas senti inquiet pour ma sécurité.

            Mais à un moment vous dites que si notre société voulait s’en donner les moyens … Le vrai problème est là à mon avis.

            Alors on reste dans la configuration du New-York de 1970 et notre âys devient une poubelle.

          • Très juste Toni, NY semble être devenu une ville plus sûre. Je crois avoir compris que, là-bas, on ne caillasse pas et on n’insulte pas impunément la police.
            Si le peuple français ne parvient pas à contraindre les politiques de tous bords à réagir avec fermeté face à tous ces délinquants, criminels et autres violeurs, notre sociétés dite « civilisée » (si nous pouvons encore la définir comme telle ?) est appelée à disparaitre.
            Quoi que tous nos extra-terrestres européens puissent dire ou penser, il n’y a qu’une méthode musclée qui puisse imposer le respect des règles et permettre ainsi le « vivre ensemble » tant prôné par eux.
            Le civisme, hélas, ne semble pas être spontané chez l’être humain.

  12. Bonjour à tous et bon dimanche.
    Avant de savoir s’il faut rétablir la « punition corporelle », il faut se
    poser quelques questions..

    – Le professeur agressé l’a été alors qu’il était assisté de plusieurs
    adultes dont le principal adjoint si j’ai bien compris. L’adolescent
    était donc dans un acte assumé de jusque boutisme. il ne voulait pas
    « perdre la face ». Je suppose que ce charmant bambin n’en était pas à
    son coup d’essai et je dois quand même, par soucis de justice vous dire
    que si ce genre d’individu se retrouve dans à peu près tous les
    établissements scolaires, peu en arrivent jusqu’à ces extrémités. En
    général, ce sont de petites incivilités, mais sans cesse répétées,
    usantes et sans vraiment de réponse concrète dans l’échelle des
    sanctions. Ceci dit, ce genre d’incidents extrêmes tendent à devenir de
    moins en moins rares.
    La faute première en revient aux parents de ces ados. Élevés dans le
    mythe Dolto et souvent aimant « excessivement », c’est à dire ici
    aveuglément leurs enfants désirés, ces parents des classes moyennes
    blanches ont une peur bleue de mal faire, et sont la plupart du temps
    tellement débordés qu’ils n’ont pas le temps d’élever leurs enfants qui
    grandissent sans contrainte, sans frustration, possèdent à 12 ou 13 ans
    tout ce que la civilisation de consommation peut fournir (de la
    télévision à l’ordinateur dans la chambre). Des parents qui passent
    leur temps à « négocier » avec leurs enfants rois, vieille pratique
    sociale et syndicale française ici retranscrite à l’intérieur du foyer.
    Souvent, ces parents ont également quelques compte à régler avec
    l’école de leur enfance et ne sont pas toujours les meilleurs soutiens
    des professeurs.
    Lorsqu’on entend à longueur de temps des parents parler de ces
    « fainéants qui ont la sécurité de l’emploi et qui font tout le temps
    grève », pourquoi l’enfant penserait il autrement.
    D’autre part, l’influence délétère de mai 1968 et de son idéologie
    anarchiste a conduit les établissements scolaires à refuser toute
    autorité considérée comme de l’autoritarisme inutile car non formateur
    si l' »apprenant » n’intègre pas le « pourquoi » de la sanction. On a donc
    substitué aux « coups », une tentative totalement vaine de discussion
    moralisatrice de rappel aux « règles » dont l’enfant se fiche éperdument.
    Car, au risque de choquer, l’enfant n’est qu’un enfant et surtout pas
    un adulte. Il se construit en s’opposant aux adultes qui doivent
    fermement lui poser des limites et réagir pour « corriger » les volontés
    de désobéissance. Une punition se doit ‘être totalement exécutée
    lorsqu’elle est donnée. La pire déviance, notamment dans mon collège
    actuel réside dans l’absurde sanction suivante : « exclus/inclus ». C’est
    à dire exclus des cours mais restant dans le collège où triomphalement
    il peut plastronner devant les autres, étant arrivé à ses fins, le rêve
    de tout collégien actuel, rester dans le collège avec ses amis mais
    sans les cours.
    A ces parents de la classe moyenne s’ajoutent aujourd’hui les parents
    des élèves africains primo arrivants. Et la, le politiquement correct
    n’est pas de mise. C’est un désastre. Ces enfants passent d’une société
    où le garçon est roi, et dans laquelle il n’existe aucun des éléments
    ou des codes structurants de la société occidentale.
    Le collège unique intègre donc pèle mêle des élèves de niveaux fort
    variés dès la sixième, et dont les composantes sociales, ethniques et
    religieuses forment un mélange totalement explosif pour l’école
    française.
    Le collège unique est donc moribond. La seule chance qu’à
    l’enseignement public de sortir de cette nasse de violence est de
    rétablir un cursus diversifié et thématique, d’offrir une porte de
    sortie aux élèves en immense difficulté dès la fin de la cinquième, de
    rétablir un vrai apprentissage professionnel, revaloriser ces filières
    et remettre à l’honneur l’esprit de compétition, le savoir, et donner
    enfin une vraie direction aux programmes.
    Si les élèves »s’ennuient » et sont stressés à l’école, ce n’est pas à
    cause du trop plein de notions à apprendre, mais du vide sidéral qu’on
    leur impose en guise de programme et de savoirs. On privilégie le
    savoir faire (ouvrier) au savoir intellectuel (bourgeois) depuis une
    bonne quarantaine d’années, le tout dans un jargon universitaire
    inepte.
    Il faut rendre la passion de l’apprentissage, la joie de la découverte
    de la littérature, des sciences et de l’histoire. C’est un long chemin,
    mais le seul qui vaille.

    • David, votre analyse me semble exacte. Cependant, aujourd’hui, nous devrions cesser de nous poser des questions. Les causes et les effets sont connues depuis des décennies. Durant ce laps de temps, diverses solutions ont été proposées et appliquées sans obtenir d’amélioration. Je n’en démords pas, à présent il faudra prendre des décisions rapides, efficaces et musclées. Le rétablissement de l’autorité des enseignants est urgent et vital. La punition corporelle à appliquer dès l’école maternelle me semble être la solution la plus radicale. Cependant, comme je l’écrivais plus haut, un enseignant ferme et autoritaire n’aura pas à user de la force pour se faire respecter. Bien entendu, il y aura également tout un travail d’éducation des parents à refaire… Cordialement.

      • Inspirons nous de ce qu’il s’est passé à New-York entre 1970 et 2000. En 1970 c’était une des villes les plus dangereuses du monde et maintenant c’est une des villes des plus surs du monde.
        New-York était quasiment en faillite en 1977 …

        On est donc un peu dans la configeration du New-York de l’époque, un peu de courage dans notre classe politique serait quand même utile.

  13. Bonjour Michel,

    Les circonstances actuelles rendent totalement impossible un retour d’une telle autorité que vous appelez de vos vœux. La tendance est même inverse. Toujours plus de dialogue et une étude récente( « toujours plus de stress à l’école ») laisse à penser que l’école publique deviendra un lieu de vie où toute exigence quant au savoir aura disparu afin de gérer une hétérogénéité encore plus grande.
    C’est bien pour cette raison que je crée ma propre structure même s’il est désolant de devoir faire une sélection par l’argent.
    Il ne faut pas cependant baisser les bras. Lorsque l’école aura atteint le degré zéro du savoir avec une violence omniprésente, l’opinion publique sera derrière des associations comme SOS Éducation pour relancer un vaste chantier. En attendant il faut continuer à soutenir son action pour influencer une population encore très endormie.

    • David B a écrit: « l’école publique deviendra un lieu de vie où toute exigence quant au savoir aura disparu afin de gérer une hétérogénéité encore plus grande. »

      Dans ce système les gamins qui naîtront dans un milieu pauvre y resteront. C’est du grand gaspillage et un très mauvais calcul pour l’avenir du pays.

    • « l’opinion publique sera derrière des associations comme SOS Éducation  »

      Là je crois que vous vous faites des illusions. En vérité tout le monde s’en fout car dès aujourd’hui bien des solutions sont en préparation ou en développement pour éviter ces écoles de mauvaise qualité.
      A terme il est à craindre que le système Ed Nat ne soit complètement marginalisé. Et les petits profs trotskistes qui ont cru pouvoir faire de la politique utopiste tout en allant gagner une paye se retrouveront bien seuls.
      Leur abandon ne fait que commencer. Déjà que le cas de ceux qui se font tabasser n’émeut que peut de gens (déjà entendu: « ils l’ont cherché, qu’ils se débrouillent ! »)

      Le fond du problème est dans le manque de solidarité des enseignants entre eux. Ils se montrent un peu trop soumis aux fonctionnaires du rectorat.
      Des fortes têtes en classe, il y en a toujours eu. Comme dans la gastronomie, à vous de retrouver les recettes du passé qui firent leurs preuves !

    • David, votre dernier commentaire dans lequel vous déclarez qu’un retour à l’autorité est impossible et que la tendance est plutôt d’aller vers toujours plus de dialogue est désespérant.
      La situation catastrophique que nous connaissons aujourd’hui, après 30 années de dialogue, ne leur suffit donc pas pour leur faire comprendre à tous ces extraterrestres que leurs méthodes sont inefficaces sur notre planète ?
      Comment des hommes, soi-disant civilisés, peuvent-ils encore tolérer et accepter la barbarie dans nos écoles sans réagir énergiquement ?
      Comment leur faire comprendre, à tous ces humanistes à la con, que leur idéologie fabrique, non seulement des ânes, mais surtout des monstres ?
      Quand réaliseront-ils enfin que leur utopie nous conduit tout droit vers le précipice ?
      Bien sûr que je continuerai à soutenir de mon mieux SOS éducation !

  14. Je crois que Jean a raison; le fond du problème est le manque de solidarité des enseignants, leur servilité par rapport aux technocrates qui gouvernent l’Educ Nat, par lâcheté, hypocrisie, peur de perdre la face s’ils admettaient qu’ils ont eux aussi des problèmes de discipline, et angélisme de « bonnes mamans » et « bons papas ». Quand un jour j’ai dit à 2 collègues de terminale (qui se lamentaient que les élèves ne rendaient plus leurs devoirs au 3e trimestre, et se fichaient des remarques du CPE), cette phrase de pur bon sens: « en effet, les élèves n’ont plus peur de rien ni de personne », j’ai causé scandale, et les belles âmes m’ont accusé de vouloir un système… « basé sur la terreur » (sic)…! La confusion des esprits est telle, que les mots ne veulent plus rien dire, y compris pour des agrégés de philo et d’histoire, qui confondent la nécessaire « crainte du bâton » liée au respect des règles, avec des dictatures par « la terreur »….quand vous voyez ce genre de réactions chez les profs, que pouvez-vous attendre des élèves? Beaucoup d’enseignants ont, finalement, les élèves …..qu’ils méritent. C’est triste mais c’est vrai.

    • Je déplore aussi « la servilité et le manque de solidarité des enseignants », surtout à l’égard des plus fragiles d’entre eux, les non-titulaires.
      Il faut voir comment les « nantis » se servent du désarroi des jeunes profs pour se faire « mousser » auprès de leurs ouailles et acheter la paix sociale. Ce phénomène m’écoeure.

  15. Toni a raison, mais en France, les pratiques ne sont pas les mêmes, chez nous nos juges sont fonctionnaire, aux USA pas, de plus, aux USA, un enfant avec une arme est un criminel en puissance, en France, pas. Voir les établissements mis en place pour les enfants non scolarisables, un cout impressionnant pour un petit résultat, des lois donnent la possibilité depuis des années afin de responsabiliser les parents, nos politiques élus, Maire ne suivent souvent pas, même un parent non responsable vote.

    • Alors la France ressemblera de plus en plus à un pays comme le Mexique.

      Je suis tombé par hazard l’autre jour sur une conversation de jeunes gens (16 à 19 ans, moi j’en ai 27). Je dirais que … que il y a quand même eu un sérieux raté au niveau de l’éducation parentale et au niveau de l’éducation nationale. Pour moi il s’agit juste d’un grand gaspillage … A mon avis certains couples ne mesurent pas très bien ce que c’est que d’avoir un enfant.

      Ensuite il me semble que par rapport à ma scolarité, le pouvoir lié à l’autorité des hommes a été banni de l’éducation nationale et familiale.

      Il est également préférable d’arrêter petit criminel et petit tyran TOUT DE SUITE un peu comme l’explique Michel, à 14 ans c’est déjà trop tard à mon avis. Arrêter petit criminel dès la première infraction fait également parti de la politique de la ville de New-York.

  16. Notre gouvernement a essayé de mettre en place la base élève, afin de contrôler au mieux, dès le plus jeune âge d’éventuels délinquants.
    Je trouve que cela était un début, mais impossible, la démagogie, la politique, les certains syndicats font que rien ne peu avancer.

  17. Les Français ont la société qu’ils ont souhaitée. Maintenant, nous allons voir la suite, en Mars il y a des élections, Conseiller général, souvent maire, la démagogie continuera à s’amplifier, les promesses n’engagent que ceux qui les écoutes.

    • Jean-Louis a écrit : « Les Français ont la société qu’ils ont souhaitée ».
      Oui cela me semble juste. Le concept de République Française une et indivisible va être furieusement remis en cause à mon humble avis.

      Il faudra aussi envisager une sérieuse baisse de la qualité de vie Française. 30 ans de déficits publics … Maintenant il faut commencer à rembourser les prêteurs.

      Pour les élections cantonales de Mars 2011 mais aussi pour les présidentielles de 2012, là oui bonjour la démagogie et les candidats qui feront des promesses iréalisables. Certains candidats feront cela juste pour être élus ou réélus.

      • « Il faudra aussi envisager une sérieuse baisse de la qualité de vie Française. 30 ans de déficits publics  »
        Quand on dénonce les effets de l’AME sur la dette publique et sur la casse de notre mode de vie, on passe pour un nazi nauséabond.

  18. C’est hallucinant de voir des professeurs réagir comme ça. Je vous parle en tant qu’élève. Si les professeurs avaient le droit de frapper les élèves, les élèves deviendraient encore plus violents. Commencez par leur montrer le bon chemin avant de vouloir les tabasser. Il faudrait également grandir dans votre tête la violence ne résout pas tout.

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