Tenue de classe

Le ministre de l’Education nationale, Xavier Darcos, souhaite former les professeurs qui le souhaitent à l’exercice de l’autorité. C’était précisément le thème de l’un des livres publiés par SOS Education, d’Olivier Leroy : Comment tenir sa classe, manuel de discipline à l’usage des jeunes professeurs, rappelant les règles fondamentales dont tous les enseignants ont besoin pour tenir leur classe. Il reste à voir si cette formation à l’autorité du ministère correspondra à nos préconisations, comme du reste, pour l’ensemble des propositions du ministre contre les violences à l’école.

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  1. Témoignage, souvenirs… : J’étais en 3e en 1951 au lycée de St Germain en Laye : nous montions en rang dans les classes ; nous nous rangions devant les portes des classes en attendant le professeur ; le lycée avait un concierge et une porte unique de sortie : pas question de rentrer ni de sortir sans motif, en dehors des heures fixes de rentrée et de sortie : 9h-midi ; 2h – 4 ou 5h ; chaque élève avait un tablier sur lequel étaient brodés son nom et sa classe ; les classes donnaient sur un couloir, sur lequel elles avaient une fenêtre. Les surveillants passaient dans le couloir ; si l’un des élèves ne satisfaisait pas à la discipline, il était mis à la porte de la classe et le surveillant qui passait dans le couloir veillait au grain. C’était un lycée de jeunes filles, non mixte ; donc l’esprit était davantage au travail qu’à autre chose. Les parents n’avaient rien à voir dans les décisions d’orientation : on ne peut être juge et partie. Nous étions motivés car nous ne voulions pas redoubler ; il nous fallait une véritable moyenne pour passer ; nous vivions dans la crainte du redoublement, nous et peut-être nos parents ; nous ne cherchions pas tant à aimer la vie au lycée qu’à y accumuler des connaissances. Nous étions croyants, d’une religion ou d’une autre, et nous en avions la culture correspondante, très riche et formatrice de l’intelligence pour une protestante, en ce lieu en tous les cas ; il y avait peu d’athées parmi nous ; nous avions un but spirituel, le plus important de loin pour notre vie intérieure, but plus ou moins conscient ; nous étions structurés. Je sais que les religions ne sont pas parfaites, loin de là, et qu’elles peuvent abuser,et beaucoup, puisqu’elles sont en partie humaines, et en partie tâchant de dépasser l’humain en l’homme, mais je sais aussi que l’homme ne peut vivre comme un cochon à l’auge, avec un simple bonheur matériel, sans but supérieur et transcendant.

  2. Mon époux a été choqué de mon expression « un cochon à l’auge », mais elle n’attaque personne en particulier, simplement je voudrais voir « le fond du sac » : pour moi, la raison sans but ne va nulle part. Il faut un but transcendant et ce ne sont pas les neurones qui vont le porter. Si quelqu’un peut approfondir la question, merci ! J’ai, par exemple, une haute estime pour Albert Camus ; il a raison de dire que la religion n’a pas toutes les réponses, mais quel est le mystère de Camus ?

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