Un meurtre n’est pas un accident

Hakim, élève au lycée Darius-Milhaud du Kremlin-Bicêtre (Val-de-Marne), est mort vendredi soir dernier. Il a été poignardé le matin par un autre élève du lycée, prénommé Islam.

Réaction immédiate du ministère de l’Éducation nationale : déclarer que le meurtrier n’était « concerné par aucun problème de discipline », dans des propos rapportés par l’agence de presse AEF.

Pourtant, lors du reportage consacré à cette affaire dans le journal de 20 heures de France 2, lundi 11 janvier, le procureur de la République dans le Val-de-Marne en personne le décrit comme un élève « violent, qui avait des problèmes de discipline », notamment au lycée Romain-Rolland d’Ivry-sur-Seine (Val-de-Marne) où il était passé précédemment. On comprend donc que, pour l’Éducation nationale, est « sans histoire » un élève qui n’a pas encore eu de problèmes dans son établissement. Dans lequel il vient d’entrer…

Rappelons en effet que cet élève était arrivé un mois seulement avant de commettre cet assassinat.

Il y a bien un décalage entre le discours officiel sur la violence à l’école, qui fait de chaque acte de violence grave un « cas isolé », et la réalité. En remplaçant il y a trois ans le logiciel Signa, qui comptabilisait tous les actes de violence grave, par le logiciel Sivis, qui se contente de donner des pourcentages, l’Éducation nationale a « cassé le thermomètre ».

On peut cependant penser, avec la multiplication des agressions ces dernières années, que la violence est en recrudescence à l’école, et qu’il va falloir y apporter des réponses. Sécuriser les établissements, comme le gouvernement s’y emploie, ne règle pas le problème de fond : pourquoi cet élève peut-il, alors qu’il est majeur et donc dégagé de l’obligation scolaire, passer de lycée en lycée, d’exclusion en expulsion ? Pourquoi n’a-t-il pas été écarté d’un cursus dans lequel il n’est manifestement pas à son aise ?

Autant de questions auxquelles aucun portique de détection de métaux ni aucune compagnie de CRS n’apportera de réponse. Avant qu’elles ne soient posées rue de Grenelle, la violence continuera.

Roman Bernard

42 réflexions sur “Un meurtre n’est pas un accident

  1. « …notamment au lycée Romain-Rolland d’Ivry-sur-Seine (Val-de-Marne) où il était passé précédemment… »
    Il est PASSE dans son ancien lycée? Pourquoi n’y était-il plus? Pour cause de changement d’adresse? Ou alors ce n’était pas suffisamment chauffé pour lui?

    « Rappelons en effet que cet élève était arrivé un mois seulement avant de commettre cet assassinat. »
    Ce qui veut dire qu’il a probablement été exclu de son ancien lycée, parce qu’enfin, la rentrée n’a pas lieu le 10 décembre, si?
    Ca se passe comme ça: un élève qui a accumulé les problèmes de discipline se fait exclure de son établissement (il faut en faire beaucoup pour passer en Conseil de discipline!); c’est la foire d’empoigne entre les proviseurs qui essaient d’échapper au personnage, mais qui sont obligés de scolariser les moins de 16 ans, là ou ailleurs. L’usage est d’accepter, à titre de promesse de renvoi d’ ascenseur. C’est monnaie courante, les échanges de « problèmes ». C’est la raison pour laquelle les exclusions sont peu fréquentes parce que, selon les chefs d’établissement eux-mêmes, « on sait ce qu’on perd, on ne sait pas ce que l’on va gagner »…Pour un majeur, je ne vois pas ce qui les a obligés à le reprendre.

    « l’Éducation nationale a « cassé le thermomètre »: c’est le meilleur moyen de nier la fièvre.
    Pourquoi cet élève peut-il, alors qu’il est majeur et donc dégagé de l’obligation scolaire, passer de lycée en lycée, d’exclusion en expulsion ? »
    J’ai un commencement de réponse: je ne sais pas s’il est immigré ou Français « divers », mais je sais que tant qu’il est « scolarisé » (de près ou de loin, mieux vaut parfois de loin d’ailleurs, dans un cas pareil…), il est difficilement expulsable du pays. Il y a d’ailleurs de la fraude sur les dates de naissance. Son cas est différent, puisqu’il a les 16 ans largement révolus. Il compte donc sur le soutien du corps enseignant en cas de menace d’expulsion. Il sait qu’il peut compter sur eux. Maintenant, c’est moins sûr. Et encore! Il se trouvera bien des enseignants pour le comprendre et l’absoudre.

  2. « …notamment au lycée Romain-Rolland d’Ivry-sur-Seine (Val-de-Marne) où il était passé précédemment… »
    Il est PASSE dans son ancien lycée? Pourquoi n’y était-il plus? Pour cause de changement d’adresse? Ou alors ce n’était pas suffisamment chauffé pour lui?

    « Rappelons en effet que cet élève était arrivé un mois seulement avant de commettre cet assassinat. »
    Ce qui veut dire qu’il a probablement été exclu de son ancien lycée, parce qu’enfin, la rentrée n’a pas lieu le 10 décembre, si?
    Ca se passe comme ça: un élève qui a accumulé les problèmes de discipline se fait exclure de son établissement (il faut en faire beaucoup pour passer en Conseil de discipline!); c’est la foire d’empoigne entre les proviseurs qui essaient d’échapper au personnage, mais qui sont obligés de scolariser les moins de 16 ans, là ou ailleurs. L’usage est d’accepter, à titre de promesse de renvoi d’ ascenseur. C’est monnaie courante, les échanges de « problèmes ». C’est la raison pour laquelle les exclusions sont peu fréquentes parce que, selon les chefs d’établissement eux-mêmes, « on sait ce qu’on perd, on ne sait pas ce que l’on va gagner »…Pour un majeur, je ne vois pas ce qui les a obligés à le reprendre.

    « l’Éducation nationale a « cassé le thermomètre »: c’est le meilleur moyen de nier la fièvre.
    Pourquoi cet élève peut-il, alors qu’il est majeur et donc dégagé de l’obligation scolaire, passer de lycée en lycée, d’exclusion en expulsion ? »
    J’ai un commencement de réponse: je ne sais pas s’il est immigré ou Français « divers », mais je sais que tant qu’il est « scolarisé » (de près ou de loin, mieux vaut parfois de loin d’ailleurs, dans un cas pareil…), il est difficilement expulsable du pays. Il y a d’ailleurs de la fraude sur les dates de naissance. Son cas est différent, puisqu’il a les 16 ans largement révolus. Il compte donc sur le soutien du corps enseignant en cas de menace d’expulsion. Il sait qu’il peut compter sur eux. Maintenant, c’est moins sûr. Et encore! Il se trouvera bien des enseignants pour le comprendre et l’absoudre.

  3. Des enseignants pour le comprendre et l’absoudre: oui, en effet; ce n’est pas parce qu’il a eu un moment difficile dans sa vie que l’EN doit l’exclure et le priver d’un avenir possible, bien intégré dans la société, grâce à une formation qualifiante et à la clef un emploi. En l’expulsant du milieu scolaire, on ne l’insère pas, on l’exclut encore davantage.
    Sinon, pour ce qui est de la responsabilité individuelle, la portée des actes, ça n’a aucune importance.

    • Actuellement, l’article L 511-43 du code de l’Education-partie règlementaire est ainsi rédigé :

      Lorsqu’une sanction d’exclusion définitive est prononcée par le conseil de discipline à l’encontre d’ un élève soumis à l’obligation scolaire, le recteur ou l’inspecteur d’académie directeur des services départementaux de l’Education nationale en est immédiatement informé et pourvoit aussitôt à son inscription dans un autre établissement ou au centre public d’enseignement par correspondance.

      « La formation qualifiante et l’emploi à la clef » peut donc se réaliser au CNED sans préjudice pour les autres élèves.

      • Quelle blague… Le CNED pour des BEP ou Bac pro qui ne sont pas capables de rester 10 minutes (dix minutes) en place pour se concentrer sur un exercice… De fait, quand il y a (par miracle) un conseil de discipline, la « solution » proposée est systématiquement l’inscription dans un autre établissement.
        Les textes réglementaires sont joliment rédigés, mais en dehors des réalités. Quand un individu est plus un délinquant qu’un élève, c’est la porte qu’il doit prendre. Mais je suis un affreux réactionnaire, né trois siècles trop tard.

  4. « pourquoi cet élève peut-il, alors qu’il est majeur et donc dégagé de l’obligation scolaire, passer de lycée en lycée, d’exclusion en expulsion ? Pourquoi n’a-t-il pas été écarté d’un cursus dans lequel il n’est manifestement pas à son aise ? »
    Mais Roman, pourquoi posez-vous des questions dont vous connaissez déjà les réponses…
    Vous savez bien que tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes puisque les censeurs bien-pensants nous le répètent à l’envi!

  5. Oui, nous sommes bien d’accord ;)) Tant que d’aucuns continueront de prendre l’école pour l’antichambre de l’ANPE, je ne crois pas que la situation pourra réellement avancer…

  6. l’E-N passe son temps à euphémiser. EX: il y a 4 jours, collège de ma fille, professeur à Bagneux. Un remplaçant d’origine roumaine se voit opposer par une élève black:  » Casse-toi le gitan, tu pues! » Vive colère des professeurs devant la sanction bénigne de 3 jours d’exclusion. « C’est leur langage,il faut comprendre… » dixit la principale.
    On refuse de voir, on triche, on fait profil bas…

  7. Les principaux et proviseurs sont payés pour que les problèmes ne remontent pas jusqu’aux rectorats, et les recteurs doivent faire en sorte que ça ne déborde pas jusqu’au ministère ni dans les media.
    De temps à autre, ça déborde quand même, quand il y a un mort.
    Quand un professeur (surtout non-titulaire) veut instaurer un début de discipline pour pouvoir travailler, on lui fait gentiment comprendre que bon, c’est à lui l’adulte de gérer ses classes, c’est à lui de se débrouiller comme il peut. Il a peu d’aide à attendre de son administration. Sinon, ça lui retombe dessus, de toute façon. On le STI-GMA-TISE (rhhooo) pour son incompétence, on le note mal parce qu’il fait des vagues et les profs principaux de ses classes se désolidarisent de lui, pour ne pas avoir à partager ses difficultés avec ses élèves. C’est le système du « chacun pour sa peau ». L’Educ Nat est dans un état lamentable, ce n’est rien de le dire… On parle des suicides à France telecom, mais peu de ceux des profs, parce que cela n’implique pas les mêmes responsabilités.
    La France est un grand banc de sable où se cachent les têtes d’un nombre incalculable d’autruches.

  8. Marine: La France est un grand banc de sable où se cachent les têtes d’un nombre incalculable d’autruches.

    Ouhahahahaha! Merci, je vais passer une bonne journée! En tout cas, vous avez l’air de bien connaitre le système, et de l’intérieur… On peut même préciser que les principaux et proviseurs sont jugés sur le fait que leur établissement ne montre pas de problèmes. Prestige de l’EN oblige. Dès lors que la présence de racaille violente entache leur progression de carrière, on comprend leur façon d’agir.

    Sinon, j’ai pas les moyens d’acheter une île déserte au soleil, désolé.

  9. &Sebver:
    oui, je le vis tous les jours, le système, et je ne sais pas si je vais tenir encore longtemps.
    Il n’y a pratiquement plus de solidarité entre les personnels. On vit donc dans un bahut les inconvénients d’une entreprise privée (quant à l’ambiance), avec la même concurrence, la même compétition du sourire et de la démagogie.
    Les « apprenants » le savent et en tirent des avantages, en jouant les profs les uns contre les autres.
    J’ai vu en salle des profs une jeune agrégée en Maths pleurer tous les jours parce qu’elle était chahutée par ses classes. Elle était « réconfortée » (vite dit) par les collègues qui, hors de sa présence, supposaient qu’elle ne savait pas enseigner. C’était peut-être vrai, une agrégation ne donne pas de vertus pédagogiques (un master non plus, d’ailleurs…), mais que la personne du prof soit toujours remise en cause au lieu de faire jouer la solidarité avec elle auprès des élèves est proprement insupportable. Les profs charismatiques ou qui se croient tels n’auraient pas osé risquer une once de leur tranquillité pour lui venir en aide. Et c’est ainsi que le navire coule.
    Je pense qu’elle a obtenu un poste en fac, depuis…

    « On peut même préciser que les principaux et proviseurs sont jugés sur le fait que leur établissement ne montre pas de problèmes. »
    Exact. Et ils reproduisent le même schéma avec leurs profs : « je ne veux pas le savoir ». Souvenez-vous du film avec Depardieu « le plus beau métier du monde »: tout va bien, Monsieur le Principal…

    Sur l’île déserte:
    Mais Saint-Barth n’est pas déserte 😉
    C’est plein de milliardaires. Il y a des pauvres aussi, pour lesquels on a choisi le statut de COM (alors que l’île faisait partie de la Guadeloupe, ainsi que saint-Martin, donc DOM). Ceux-là perdront bientôt leurs aides…Mais ne mélangeons pas tout. Ca, c’est pour le referendum de dimanche dernier en Martinique et Guyane 😉

  10. Ouarf! Elle se plaint de ne plus pouvoir enseigner? Mais la pauvre, ce n’est pas ce qu’on lui demande! On veut simplement qu’elle anime la classe! Évidemment, si elle cherche les ennuis…
    Enfin, tant mieux pour elle si elle a pu aller en fac; le niveau n’est pas tellement plus élevé, mais au moins les petits cons élèves étudiants sont a priori plus motivés, et a priori braillent moins fort.
    Ce qui me sidère, c’est cette volonté farouche de tous les parents d’élèves de ces établissement-là qui continuent d’exiger que l’école publique soit le lot de tous (belle preuve de tolérance pour les autres parents) qui sont prêts à interdire l’école privée (sales riches… qui pourtant ne le sont pas tant!) et qui ne voient qu’un manque de moyens comme cause des problèmes; cette école qui pourtant n’a jamais coûté aussi chère… pour des résultats aussi minables!
    Difficile de faire ouvrir les yeux à ceux qui veulent les garder fermés! Les responsables politiques, eux, consciencieusement, augmentent de façon démagogique le budget de l’EN d’années en années (pour améliorer le niveau). Au risque de frôler point Godwin, on nage en plein pays des Soviets. Tout va bien.
    Je me bourre la gueule et relance ma recherche d’île déserte.

  11. On reconnait les pseudos-grands penseurs à leur façon de prendre un évènement sporadique et négligeable et d’en faire des tonnes autour pour déverser leur propagande.

    Le débat sur la violence à l’école est un débat complètement bidon, creux, et sans intérêt : http://mondodingo.blogspot.com/2009/05/un-debat-bidon-de-plus-la-violence.html
    Dans cet article que j’ai commis, j’essaie de démontrer à quel point ce genre de problèmes est complètement bidon. Il n’y a rien à débattre, rien à résoudre, ce type de faits divers a existé, existe, et existera toujours.

    Par exemple, en 1819, le lycée Louis-le-grand, pourtant réputé comme plutôt calme, a vu se développer une insurrection qui a nécessité 50 policiers pour la maitriser. Je dis bien CINQUANTE policiers.

    • ce type de faits divers a existé, existe, et existera toujours

      Loin d’être un phénomène nouveau, la violence au sein des établissements scolaires trouve de nombreuses illustrations au long de l’histoire. Dès le Moyen-Age, les rixes des escholiers sont monnaie courante et dégénèrent parfois en émeutes. L’esprit de rébellion persiste pendant tout l’Ancien Régime, nécessitant parfois l’intervention de la troupe, et les fauteurs de troubles ne sont pas toujours punis. L’organisation militaire des lycées napoléoniens ne suffit pas à ramener l’ordre durablement et les révoltes demeurent nombreuses au XIXe siècle, souvent provoquées par des sanctions trop rigoureuses. Les réformes introduites par Jules Ferry, l’assouplissement de la discipline à partir de 1888 et les perspectives de réussite personnelle qu’ouvre le savoir à la fin du siècle, contribuent à établir la paix scolaire. Elle perdure jusqu’aux années 60, à partir desquelles la massification de l’enseignement et le collège unique, les conséquences de mai 68, puis les fractures sociales issues de la crise économique et des récentes vagues d’immigration, aboutissent à la réapparition d’une violence anomique, différente du chahut traditionnel.

      (Source)

  12. Je vois que le niveau d’argumentation est toujours le même côté Marine et daredevil, dommage de pédaler dans la semoule comme ça : lisez, réfléchissez, vous verrez ça fait tout drôle. Par exemple le livre que je mentionne, qui s’appelle « La violence en milieu scolaire ». Vous, de votre côté, c’est du côté du Parisien que vous cherchez vos infos, c’est donc normal que votre opinion relève du « ah bah les jeunes, maintenant, y savent plus s’tenir, hein! »

    En attendant, en 1690, des élèves ont tiré à l’arme à feu sur leur établissement, plus tard au 18ème un proviseur a failli se faire lyncher.
    Actuellement, le nombre et l’intensité de la violence scolaire est à un niveau extrêmement bas.

  13. Aucun argument à fournir à un démagogue prétentieux tel que vous… Allez donc lire le blog de bonnêt d’âne: tout y est dit! Qui plus est, étant dans l’enseignement, je suis parfaitement placé pour voir ce qui s’y passe, et ce tous les jours!

    • Moi aussi.
      Alors que Chitah nous raconte des faits et émeutes ponctuelles dans l’Histoire, contemporaines des troubles et des révolutions.
      Alors que, en théorie, nous sommes en paix, non?
      A moins que nous ne vivions une guerre des religions.

  14. Je note donc que vous ne comptez donner aucun argument. Probablement parce que vous n’en avez aucun. Tant pis, il était pourtant simple de citer chiffre, étude, thèse, argument, enquête, mais si vous ne le faites pas c’est très vraisemblablement parce que vous n’avez rien en main.

    A la différence, je cite mes sources, je les détaille, et je les présente à tous.

    La balle est dans votre camp : l’argument d’autorité sur le thème « moi je sais et toi tu ne sais pas » ne peut avoir d’intérêt que si il est étayé. Ce qui n’est, malheureusement, pas le cas.

    • Ci-dessous deux phrases de Chitah :

      « je cite mes sources, je les détaille, et je les présente à tous »
      « Actuellement, le nombre et l’intensité de la violence scolaire est à un niveau extrêmement bas »

      Si je suis encore bon en logique, j’en déduis que Chitah a une source qui démontre que
      « actuellement la violence est à un niveau extrêmement bas » (passons sur l’expression « le nombre de la violence »). Ce serait un scoop extraordinaire, qui rassurerait énormément de personnes persuadées du contraire.
      Que ne montrez-vous pas cette source, Chitah ? Et ne vous limitez pas à SOS-Éducation. Tous les recteurs d’académie, les haut responsables de l’ÉdNat sont obsédés par ce problème de « (dé)montrer que tout va bien ». Si vous leur fournissez la panacée pour cela, vous deviendrez sinon milliardaire, du moins une personne très en vue dans le monde
      de l’éducation.

      • Evidemment que toutes les sources de Chitah vont dans le sens du « tout va bien ».
        Tout est fait pour que rien ne remonte, mais de temps en temps, ça déborde, au corps défendant des rectorats, du ministère et des media.

  15. violence dans l’histoire de l’éducation:rebelle, anarchique. Contre l’ordre, l’autorité.
    Violence d’aujourd’hui:anomique, névrotique, incestuelle.Résultat d’une dissolution des repères, de la progression du jeunisme:père copain, mère bonne à niquer, prof animateur de club…
    Cause?
    Le fric. Le cul ça rapporte plus que la lutte des classes ou l’amour de la patrie.

  16. Chitah,

    Ca c’est de la mauvaise foi.

    Il est rarement inutile de se rappeler du sujet traité par le billet. Considères-tu comme ni fait ni à faire de discuter du véritable sens des mots et considérer que plonger volontairement une lame dans le corps de quelqu’un ne soit pas assimilable à un accident ?

    D’autre part, tu demandes à répondre à des arguments véritables. Mais que ne débats-tu pas de ceux que Roman t’as présentés par le biais de son document (le 15 à 08h40) ? Es-tu opposé à ce que des humains fassent fonctionner leur cerveau et cherchent à définir, à comprendre, à analyser et finalement à différencier les sources, les racines du malheur ? Proposes-tu que nous soyons empêchés de nous servir de nos cervelles ? Qu’une personne qui meure ne devrait être considérée que comme une croix dans la colonne Morts sans considération, sans analyse aucune des circonstances de sa mort ?

  17. @Cilia :
    C’est la thèse central de cet article que je cherche à critiquer :
    « Il y a bien un décalage entre le discours officiel sur la violence à l’école, qui fait de chaque acte de violence grave un « cas isolé », et la réalité. [..]
    On peut cependant penser, avec la multiplication des agressions ces dernières années, que la violence est en recrudescence à l’école, et qu’il va falloir y apporter des réponses.

    Thèse en deux temps :
    1 – on nous cache tout on ne nous dit rien
    2 – la violence à l’école est en recrudescence.

    Concernant le point 2, je suis désolé, mais si je lis « recrudescence », alors juste derrière je m’attends à des chiffres, des tendances. Rien de tout cela.
    C’est pour cela que le point 1 existe, il permet, au contraire de ce que raconte le fan-club de Criticus, de fermer le débat d’emblée : en effet, aucun des membres de ce club n’a dit autre chose que « super post, je suis d’accord ».

    A l’inverse, j’ai apporté une référence, que j’avais sous la main, d’un livre exposant le cas de le violence scolaire depuis le 17ème siècle (avant, on manque d’infos). Ce livre compare les deux thèses en vogue, à savoir « le niveau de violence actuel est très important » et « ce niveau de violence ne se caractérise pas par une tendance à l’augmentation ».
    S’ensuivent chiffres, analyses, que j’ai pour ma part quelque peu commenté.

    Cela ne me dérange pas que quiconque discute. Seulement, j’ai également le droit de donner mon avis je crois, y compris sur l’analyse des autres.
    Et concrètement, j’ai du mal à prendre au sérieux les auteurs de quand billets qui commencent par
    « Les principaux et proviseurs sont payés pour que les problèmes ne remontent pas jusqu’aux rectorats, et les recteurs doivent faire en sorte que ça ne déborde pas jusqu’au ministère ni dans les media. »
    Et se terminent par :
     » [..] La France est un grand banc de sable où se cachent les têtes d’un nombre incalculable d’autruches. »

    • les deux thèses en vogue, à savoir « le niveau de violence actuel est très important » et « ce niveau de violence ne se caractérise pas par une tendance à l’augmentation ».

      Je le répète, ces deux thèses ne sont pas incompatibles, comme le démontre l’étude citée plus haut.

  18. Ah, les citations de Chitah … en voulez-vous encore une ?

    « Le débat sur la violence à l’école est un débat complètement bidon,
    creux, et sans intérêt  »

    Pourquoi alors Chitah y participe-t-il ici avec ferveur, et insiste même
    sur son « droit à donner son avis » ?

    Super Pédago a de la concurrence, il n’y a pas à dire …

  19. Je n’y participe pas avec ferveur, j’ai fait un seul post, donnant la seule référence, la seule étude de tous les contributeurs d’ailleurs.
    Puis, j’ai répondu à cilia car j’apprécie ses questions, contributions, et dialogues que nous avons ensemble.

    Mais cher Philippe, retenez une chose : mon arrivée dans ce fil de discussion, où l’unanimité régnait autour de « super post, je suis d’accord », consistant à apporter un peu de substance, a changé ledit fil en un tir de barrage contre moi.

    Bref…

  20. « Et concrètement, j’ai du mal à prendre au sérieux les auteurs de quand billets qui commencent par
    principaux et proviseurs sont payés pour que les problèmes ne remontent pas jusqu’aux rectorats, et les recteurs doivent faire en sorte que ça ne déborde pas jusqu’au ministère ni dans les media. »
    Et se terminent par :
    » [..] La France est un grand banc de sable où se cachent les têtes d’un nombre incalculable d’autruches. »
    Comme ce sont des citations extraites de ce que j’ai écrit, je me permets de répondre:
    Je persiste et je signe, car tout le monde sait que c’est la vérité. Il suffit d’être enseignant, on le vit tous les jours…La notation des chefs d’établissement en dépend. Celle des profs aussi, d’ailleurs. Faut pas que ça déborde de la classe ni du bahut.
    Chitah, personne ne vous oblige à prendre au sérieux « les auteurs de quand billets qui commencent » .
    Non Chitah, ce débat ne se tourne pas contre vous, ne tournez pas parano, mais contre la minimisation de la violence quotidienne à l’école, parce que c’est une position ABSURDE ET INTENABLE, voire insultante pour ceux qui la vivent..

  21. J’ajouterai que c’est un blog intitulé SOS Education ici.
    Donc a priori s’y expriment des participants qui pensent que l’EN est en dérive. Si tout allait bien, il n’y aurait pas besoin de SOS.
    D’où cet accord entre commentateurs, que vous semblez déplorer, Chitah.

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