Une baisse de niveau généralisée

Professeur ès Lettres je constate depuis une dizaine d’années une baisse progressive du niveau.
D’une part parce que l’on réduit les exigences : les enfants actuels ne seraient plus capables d’apprendre une fable de La Fontaine apprise par leurs parents, grands-parents ou arrière-grands-parents.

D’autre part du fait qu’on ne les forme pas à ANALYSER les mots lettre par lettre et les phrase mot par mot : ils confondent toujours les paronymes.

Cela me rappelle l’enseignement des mathématiques en 6e dans les années 1978 à 1980 : la théorie des ensembles (application, bijection …) pourquoi cela a-t-il été retiré ? Parce que c’était absurde pour les enfants. Et pourtant on garde l’esprit de méthodes comparables pour l’apprentissage de la lecture et l’écriture …

J’en suis à devoir expliquer à des 6e COMMENT apprendre un court texte par coeur !!!

Philippe

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Une réflexion sur “Une baisse de niveau généralisée

  1. Bien sur monsieur, que les exigences sont réduites, ou déplacées à mon sens, le mot conviendrait mieux. Mais ce qui est réduit surtout c’est l’ensemble des moyens mis à la disposition du corps enseignant. Réduit depuis de nombreuses années, en douceur, sans que l’on n’y prenne garde, et en pensant avec confiance que certains mouvements étaient probablement justifiés et nécessaires. Je livre là un extrait d’un rapport de l’OCDE de 1996, page 30 : « Si l’on diminue les dépenses de fonctionnement, il faut veiller à NE PAS DIMINUER LA QUANTITé de services, quitte à ce que LA QUALITé BAISSE « . Cette volonté explique magistralement à mon sens cette politique éducative qui va vers la sélection à tout va. Qui clame « priorité à la jeunesse », et qui en même temps la prive de moyens d’apprentissage corrects, pour la jeter en nombre sur les bancs de Pôle Emploi, pour certains les cantonner et les diriger vers des métiers difficiles et durs alors que si l’on avait pris le temps de les considérer au lieu de les noter en permanence, ils auraient pu exploiter des capacités restées inexplorées, et enfin d’autres comme mes enfants par exemple, mais je ne suis pas le seul, laissés en errance dans les rues, dans la drogue, dans la déchéance.

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