Une grève de plus… pour rien (communiqué de presse)

Collèges et lycées: une grève pour réclamer plus de moyens ne changera rien.

A l’heure où le système éducatif échoue de plus en plus dramatiquement à instruire correctement les élèves pour qu’ils s’en sortent, le SNES, syndicat d’enseignants présent dans les collèges et les lycées, appelle une fois de plus à la grève ce lundi 6 septembre 2010. Il est fort à parier que cette grève sera peu suivie. Parents et professeurs ont d’autres revendications que de réclamer toujours plus d’argent.

En effet, en cette rentrée des classes 2010/2011, c’est un appel de bon sens que parents et professeurs qui soutiennent SOS Éducation souhaitent lancer. Ils tiennent à rappeler que : aucune grève, aucune ligne budgétaire ne règlera les problèmes qui minent nos écoles en profondeur.

Nos collèges et nos lycées manquent avant tout de moyens réglementaires pour faire respecter la discipline dans les classes d’une part, et d’autre part de concentration des élèves sur le travail à fournir et les efforts à produire pour réussir.

Se centrer sur ces valeurs fondamentales, voilà un programme de base pour nos gouvernants et nos écoles pour la réussite de tous les élèves dans les années à venir. Il n’est besoin d’aucune grève pour l’appliquer mais de courage à tous les niveaux de la hiérarchie : du ministre aux professeurs en passant par les chefs d’établissements, les recteurs et les inspecteurs.

5 réflexions sur “Une grève de plus… pour rien (communiqué de presse)

  1. ahem…c’est tout de même largement tendancieux de dire qu’ils ne font grève que pour réclamer des moyens. Ils condamnent aussi largement la réforme de la c… de Châtel ainsi que les âneries pédagogolâtres en vigueur au collège avec l’évaluation par « compétences »…

    • En tout cas, ils ne savent pas vraiment pourquoi ils font grève … Il « faut » faire grève, n’est-ce-pas, puisque c’est un « droit » (sic); si ce n’était pas un droit il ne faudrait pas le faire, je suppose.

  2. Quelle reprise ! Tout le monde est en grève, certes chacun a le droit de s’exprimer librement, mais c’est intolérable de prendre en otage les gens qui vont travailler ou étudier en les bloquant dans les transports en commun.

  3. Les réformes… changent-elles quelque chose ? Ce qui est indispensable, c’est l’exigence, le sens de l’effort… et d’où viennent-ils ? d’un idéal que portent les parents, la société, une civilisation. Les enfants suivent.
    Nous avons privilégié le plaisir de vivre, face à la réalisation de nous-mêmes. Nous avons privilégié les méthodes « sans effort », comme la méthode globale pour la lecture ; nous avons banni le « par coeur » parce qu’il exigeait des efforts, et nous avons pris comme prétexte qu’il « fallait comprendre » ! Mais évidemment l’un n’empêche pas l’autre, au contraire ! Et la mémoire lentement fait aussi son travail intérieur vers la compréhension. Une leçon de grammaire, après avoir été comprise, en primaire d’abord, doit être apprise par coeur pour que l’on n’ait pas tous les cours de grammaire à refaire entièrement d’une année sur l’autre, que dis-je d’un mois à l’autre !… et donc révisée plusieurs fois.
    Les cahiers, les rédactions, compositions françaises doivent être corrigés, et correctement, même dans les détails, tous les 15 jours ou 3 semaines. C’est l’effort majeur du professeur : il doit être sanctionné et fortement encouragé par l’inspection. En français les dictions doivent être remises à l’honneur, jusqu’en seconde, avec composition de diction trimestrielle (-oeuvre d’art-, culture, orthographe, mémoire, style, que d’enrichissements !). Le redoublement possible doit sanctionner, sans possibilité d’intervention de la famille. C’est donc un état d’esprit qu’il faut revoir, dans notre société de consommation.

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