Une habitude bien française

Si un élève n’arrive pas à apprendre à lire, c’est parce que  :

– « ses parents ne l’aident pas à la maison »
– « le français n’est pas sa langue maternelle ».
– « il fait une faute d’orthographe, il est probablement dyslexique ».

Quel parent d’élève en difficulté n’a pas entendu l’une ou l’autre de ces phrases ? Toutes les raisons sont bonnes pour expliquer, et donc justifier, par des causes extérieures l’échec des élèves.

L’école n’aurait donc qu’une marge de manœuvre limitée pour aider les élèves à réussir, notamment dans les zones les plus fragiles où ils cumulent les handicaps (méconnaissance de la langue dans le milieu familial, situation socio-économique et familiale précaire).

Ce n’est pas l’avis des écoles publiques anglaises situées dans les quartiers défavorisés
.
Là-bas, un seul mot d’ordre :  tous les élèves peuvent réussir, quelles que soient leur origine et leur situation familiale. Le chef d’établissement joue un rôle déterminant pour mobiliser les enseignants. Ces derniers prennent à cœur d’assurer le meilleur enseignement possible pour que tous leurs élèves réussissent.

Et cela marche : à la fin du primaire, tous les élèves savent lire et écrire couramment.

Ces établissements sont la preuve qu’avec de la ténacité et de bonnes méthodes, l’école publique peut remplir sa mission et faire réussir tous les élèves.

À partir du 20 novembre,  retrouvez, sur le site de SOS Éducation : les Débats de l’Éducation, un numéro consacré à ces écoles publiques qui révolutionnent la lecture en Angleterre

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