Violence à l’école : de Signa à Sivis

En septembre 2006, l’hebdomadaire Le Point avait déclenché une vive polémique en publiant les chiffres de l’enquête annuelle Signa, qui comptabilisait de façon exhaustive les actes de violence dans les établissements du second degré (collèges et lycées). À usage interne, elle avait été portée à la connaissance du Point grâce à une « fuite » du ministère de l’Éducation nationale.

Il ressortait de cette enquête que 82 000 actes de violence grave étaient commis chaque année dans les 7 800 collèges et lycées de France, soit plus de dix en moyenne par établissement et par an.

Ce chiffre élevé ayant inquiété l’opinion, le ministère de l’Éducation nationale a décidé de changer son fusil d’épaule. Pour ne plus être accusé de dissimuler ses statistiques, il les publie désormais chaque année. Mais les nouvelles données sont beaucoup moins parlantes que celles de Signa.

L’enquête qui a succédé à Signa, Sivis, obtenue à partir d’un échantillon représentatif de 1 000 établissements, ne donne plus de chiffres bruts, mais des pourcentages.

Tout au plus, dans la note d’information 08.34 publiée en décembre 2008, apprend-on ce qu’on savait déjà, à savoir que la violence touche principalement les collèges et les lycées professionnels, surtout s’ils sont situés en zone d’éducation prioritaire (ZEP), mais l’information est publique, accessible à chacun par un simple téléchargement. Les résultats sont les suivants :

En 2007-2008, les établissements publics du secondaire ont déclaré en moyenne 11,6 incidents graves pour 1 000 élèves, dont 4 en lycée d’enseignement général et technologique (LEGT), 13 en collège et 15 en lycée professionnel.

Ces chiffres ne vous parlent pas ? C’est normal. Au contraire de ceux dévoilés par Le Point en 2006, ils laissent à penser que la violence est un phénomène bénin, puisque ultra-minoritaire.

Quels sont les établissements concernés ? Impossible à savoir… Y a-t-il plus d’incidents d’une année à l’autre ? Mystère…

Or, comme l’avait révélé l’enquête Signa, la violence, si elle ne concerne heureusement pas tous les établissements de manière significative, est chronique dans certains collèges et lycées.

Le fait que l’Éducation nationale ait remplacé Signa par Sivis après une controverse portant sur la sécurité dans un certain nombre d’établissements laisse à penser qu’elle préfère « casser le thermomètre », plutôt que de permettre aux parents de savoir quels établissements sont à éviter.

Roman Bernard

5 réflexions sur “Violence à l’école : de Signa à Sivis

  1. Notre fille, avec une maladie génétique orpheline rare fut plusieurs fois victime d’insultes verbales par écrit téléphone, mail, verbalement, et des élèves d’une école privés démasqués et collés mais cela n’empêche que chaque année la différence entraine ce genre de comportement à son égart, croches-pieds, insultes….dont elle se blinde et finit par riposter quand elle est à bout.
    Il n’y a pas que dans les collège sensibles que la différence entraine de la ségrégation et des comportements stupides et méchants, voire violents verbalement au moins aussi dévastateurs que physiques….
    Mais c’est la vie et les sanctions n’y changent rien….La différence a toujours entrainé des incompréhensions, des jalousies très mals placées et des souffrances mentales chez la personne malade qui est doublement mis à part et a 1 double combat, celui de sa maladie, celui de la vie autour des enfants de son âge parfois moins matures qui ne comprennent pas et n’essayent pas, surtout quand ils sortent de familles bourgeoises ou tout est facile pour eux et donc n’ont pas l’habitude des difficultés rencontrés par les autres autour d’eux si les familles ne les sensibilisent pas, dans ce cas la moquerie et les insultes sont reines….

    Surtout chez des enfants où la maladie est non visible car présente dans ses organes internes et non externes (pas de fauteuil roulant , ni de canne blanche=parfois béquilles, ou absences pour infections ou hypoglycémies… et régime strict que les autres vont tenter avec ceux qu’ils n’ont pas droit jusqu’à les faire craquer, sans penser que leurs organes internes sont en jeu au niveau vital=foie-rein qui grossissent-nodules partout se développent mais ne se voient pas-système immunitaire=neutropénie et digestif touché++avec hypoglycémies et arrêt de croissance…)=Pour rester comme les autres l’enfant va alors essayer de rester dans le groupe en acceptant toutes les humiliations sans se plaindre…..

    Voici un témoignage comme un autre sur la violence au collège, même privé, heureusement que dans cet établissement là, l’infirmière et l’ensemble éducative est très active pour réagir et éviter ce genre de phénomènes trop fréquents, et y mettre 1 frein quand cela va trop loin et que l’enfant malgré la peur de représaille ose en parler….
    C’est très rare,aussi je me permets de souligner que ça existe, même si il faut payer pour avoir se soutien+++
    Cordialement et bon courage à tous.
    Les professeurs et équipes éducatives doivent être respectés=les colles ou sanctions de punitions ne doivent pas être levées par les parents, sinon se manque de respect devient trop grave.
    Idem, entre enfants du même âge, les dérapages actuels doivent être repris pour leur faire entendre que la violence ne résoud pas les problèmes de fond et entrainent des familles dans de grands désarois anormaux, alors que nous avons la chance de ne pas être 1 pays en guerre, ni en famine comme ailleurs….
    et que le respect de chacun débute ou s’achève celui de l’autre….

    L’entraide et le soutien PROPOSE serait plus favorable à la bagare et à l’isolement de gangs et à la violence , à la vengeance de choses insignifiantes= la vie est trop chère pour la perdre bêtement!!!!….surtout entre jeunes….

    Même pour des professeurs qui sont à leur disposition
    pour leur offrir le choix de se sortir de leur misère et d’avoir accès à la culture et à un métier de valeur….selon la possibilité de chacun, en cycle court ou long….mais tout est possible à qui veut s’en donner les moyens et à qui 1 professeur peut dispenser son savoir et son aide normalement… Alors arrêtons de les accabler et laissons les travailler, ils sont géniaux, mais les parents doivent aussi garder 1 rôle important sur leurs enfants= »celui de l’éducation du respect » et ne pas demander aux professeur de faire l’enseignement+l’éducation de leur chérubin+la police=ce n’est pas leur travail….=une punition d’1 professeur doit être respectée par les parents car nos enfants ne sont pas toujours des images à l’école, et les professeurs après plusieurs avertissements ont le droit de punir pour se faire respecter, car sinon ils n’ont plus le tamps d’enseigner, ils ne passe leur temps qu’à faire la police auprès des perturbateurs en dévaveurs de ceux qui sont là pour avancer et apprendre car ils veulent décrocher 1 diplôme…..
    Donc il faut savoir rester neutre et intervenir au cas par cas selon les problèmes et les établissements/sanctions.
    Mais le respect doit rester primordial des adultes.
    Le métier de professeur n’est pas de se faire tuer, celui d’élève non plus!
    Il faut rétablir ce respect….de la chance de l’éducation pour tous et de ce que n’ont pas d’autres pays pour ouvrir les yeux à ceux qui dérivent, peut-être…Ou les laisser réfléchir 1 temps à l’écart dans 1 établissement spécialisé (type internat spécialisé), mais pas dans 1 con texte courant…
    Faire peut-être des campagnes de sensibilisations comme sur le tabac, l’alcool etc….dans les établissement primaire cm2, collèges, lycées…

    Voilà un point de vu….il y en a bien d’autres aussi percutant et positif je pense.

    Cordialement. Bonne continuation dans votre démarche à tous.

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Violence à l’école : de Signa à Sivis

En septembre 2006, l’hebdomadaire Le Point avait déclenché une vive polémique en publiant les chiffres de l’enquête annuelle Signa, qui comptabilisait de façon exhaustive les actes de violence dans les établissements du second degré (collèges et lycées). À usage interne, elle avait été portée à la connaissance du Point grâce à une « fuite » du ministère de l’Éducation nationale.

Il ressortait de cette enquête que 82 000 actes de violence grave étaient commis chaque année dans les 7 800 collèges et lycées de France, soit plus de dix en moyenne par établissement et par an.

Ce chiffre élevé ayant inquiété l’opinion, le ministère de l’Éducation nationale a décidé de changer son fusil d’épaule. Pour ne plus être accusé de dissimuler ses statistiques, il les publie désormais chaque année. Mais les nouvelles données sont beaucoup moins parlantes que celles de Signa.

L’enquête qui a succédé à Signa, Sivis, obtenue à partir d’un échantillon représentatif de 1 000 établissements, ne donne plus de chiffres bruts, mais des pourcentages.

Tout au plus, dans la note d’information 08.34 publiée en décembre 2008, apprend-on ce qu’on savait déjà, à savoir que la violence touche principalement les collèges et les lycées professionnels, surtout s’ils sont situés en zone d’éducation prioritaire (ZEP), mais l’information est publique, accessible à chacun par un simple téléchargement. Les résultats sont les suivants :

En 2007-2008, les établissements publics du secondaire ont déclaré en moyenne 11,6 incidents graves pour 1 000 élèves, dont 4 en lycée d’enseignement général et technologique (LEGT), 13 en collège et 15 en lycée professionnel.

Ces chiffres ne vous parlent pas ? C’est normal. Au contraire de ceux dévoilés par Le Point en 2006, ils laissent à penser que la violence est un phénomène bénin, puisque ultra-minoritaire.

Quels sont les établissements concernés ? Impossible à savoir… Y a-t-il plus d’incidents d’une année à l’autre ? Mystère…

Or, comme l’avait révélé l’enquête Signa, la violence, si elle ne concerne heureusement pas tous les établissements de manière significative, est chronique dans certains collèges et lycées.

Le fait que l’Éducation nationale ait remplacé Signa par Sivis après une controverse portant sur la sécurité dans un certain nombre d’établissements laisse à penser qu’elle préfère « casser le thermomètre », plutôt que de permettre aux parents de savoir quels établissements sont à éviter.

Roman Bernard

5 réflexions sur “Violence à l’école : de Signa à Sivis

  1. Notre fille, avec une maladie génétique orpheline rare fut plusieurs fois victime d’insultes verbales par écrit téléphone, mail, verbalement, et des élèves d’une école privés démasqués et collés mais cela n’empêche que chaque année la différence entraine ce genre de comportement à son égart, croches-pieds, insultes….dont elle se blinde et finit par riposter quand elle est à bout.
    Il n’y a pas que dans les collège sensibles que la différence entraine de la ségrégation et des comportements stupides et méchants, voire violents verbalement au moins aussi dévastateurs que physiques….
    Mais c’est la vie et les sanctions n’y changent rien….La différence a toujours entrainé des incompréhensions, des jalousies très mals placées et des souffrances mentales chez la personne malade qui est doublement mis à part et a 1 double combat, celui de sa maladie, celui de la vie autour des enfants de son âge parfois moins matures qui ne comprennent pas et n’essayent pas, surtout quand ils sortent de familles bourgeoises ou tout est facile pour eux et donc n’ont pas l’habitude des difficultés rencontrés par les autres autour d’eux si les familles ne les sensibilisent pas, dans ce cas la moquerie et les insultes sont reines….

    Surtout chez des enfants où la maladie est non visible car présente dans ses organes internes et non externes (pas de fauteuil roulant , ni de canne blanche=parfois béquilles, ou absences pour infections ou hypoglycémies… et régime strict que les autres vont tenter avec ceux qu’ils n’ont pas droit jusqu’à les faire craquer, sans penser que leurs organes internes sont en jeu au niveau vital=foie-rein qui grossissent-nodules partout se développent mais ne se voient pas-système immunitaire=neutropénie et digestif touché++avec hypoglycémies et arrêt de croissance…)=Pour rester comme les autres l’enfant va alors essayer de rester dans le groupe en acceptant toutes les humiliations sans se plaindre…..

    Voici un témoignage comme un autre sur la violence au collège, même privé, heureusement que dans cet établissement là, l’infirmière et l’ensemble éducative est très active pour réagir et éviter ce genre de phénomènes trop fréquents, et y mettre 1 frein quand cela va trop loin et que l’enfant malgré la peur de représaille ose en parler….
    C’est très rare,aussi je me permets de souligner que ça existe, même si il faut payer pour avoir se soutien+++
    Cordialement et bon courage à tous.
    Les professeurs et équipes éducatives doivent être respectés=les colles ou sanctions de punitions ne doivent pas être levées par les parents, sinon se manque de respect devient trop grave.
    Idem, entre enfants du même âge, les dérapages actuels doivent être repris pour leur faire entendre que la violence ne résoud pas les problèmes de fond et entrainent des familles dans de grands désarois anormaux, alors que nous avons la chance de ne pas être 1 pays en guerre, ni en famine comme ailleurs….
    et que le respect de chacun débute ou s’achève celui de l’autre….

    L’entraide et le soutien PROPOSE serait plus favorable à la bagare et à l’isolement de gangs et à la violence , à la vengeance de choses insignifiantes= la vie est trop chère pour la perdre bêtement!!!!….surtout entre jeunes….

    Même pour des professeurs qui sont à leur disposition
    pour leur offrir le choix de se sortir de leur misère et d’avoir accès à la culture et à un métier de valeur….selon la possibilité de chacun, en cycle court ou long….mais tout est possible à qui veut s’en donner les moyens et à qui 1 professeur peut dispenser son savoir et son aide normalement… Alors arrêtons de les accabler et laissons les travailler, ils sont géniaux, mais les parents doivent aussi garder 1 rôle important sur leurs enfants= »celui de l’éducation du respect » et ne pas demander aux professeur de faire l’enseignement+l’éducation de leur chérubin+la police=ce n’est pas leur travail….=une punition d’1 professeur doit être respectée par les parents car nos enfants ne sont pas toujours des images à l’école, et les professeurs après plusieurs avertissements ont le droit de punir pour se faire respecter, car sinon ils n’ont plus le tamps d’enseigner, ils ne passe leur temps qu’à faire la police auprès des perturbateurs en dévaveurs de ceux qui sont là pour avancer et apprendre car ils veulent décrocher 1 diplôme…..
    Donc il faut savoir rester neutre et intervenir au cas par cas selon les problèmes et les établissements/sanctions.
    Mais le respect doit rester primordial des adultes.
    Le métier de professeur n’est pas de se faire tuer, celui d’élève non plus!
    Il faut rétablir ce respect….de la chance de l’éducation pour tous et de ce que n’ont pas d’autres pays pour ouvrir les yeux à ceux qui dérivent, peut-être…Ou les laisser réfléchir 1 temps à l’écart dans 1 établissement spécialisé (type internat spécialisé), mais pas dans 1 con texte courant…
    Faire peut-être des campagnes de sensibilisations comme sur le tabac, l’alcool etc….dans les établissement primaire cm2, collèges, lycées…

    Voilà un point de vu….il y en a bien d’autres aussi percutant et positif je pense.

    Cordialement. Bonne continuation dans votre démarche à tous.

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