Violence à l’école : la barbarie continue…

Tandis que le recteur de Lille exclut une enseignante de 56 ans qui a osé donner une gifle à un sixième, on apprend à l’instant qu’un professeur de Créteil vient d’être envoyé à l’hôpital par UNE élève de quinze ans qui l’a tabassé à coup de barre de fer !!

D’après les premiers commentateurs (à manipuler avec précaution, les faits ne sont pas confirmés), le professeur se serait laissé frapper et n’aurait pas osé réagir, PAR PEUR, LUI AUSSI, D’ÊTRE SANCTIONNÉ PAR SA HIÉRARCHIE.

Et de fait, vous imaginez le scandale, si ce professeur, en se défendant, avait égratigné l’élève ? Non seulement il se serait retrouvé immédiatement en garde à vue, poursuivi au tribunal par les parents, mais il aurait probablement été mis au ban de son établissement, peut-être même démis de ses fonctions, et radié de l’Éducation nationale !

Cette situation est INSUPPORTABLE ET NE PEUT PLUS DURER !!!!

Nous atteignons un degré de barbarie que nous ne pouvons plus tolérer. Les professeurs ont des droits, ce ne sont pas des serpillères, ni des punching-balls, destinés à servir de défouloir à des jeunes qui, eux, ont tous les droits.

Pour défendre la dignité de tous les collègues agressés, merci de continuer à faire circuler la pétition de solidarité avec Thérèse-Marie Cardon. Car nous sommes tous concernés par ce qui lui arrive, et ce professeur de Créteil, grièvement blessé, est une nouvelle victime, mais certainement pas la dernière, de la politique de déni de la réalité qui a cours au ministère de l’Éducation depuis trente ans.

Nous avons déjà quasiment 40 000 signatures (depuis ce week-end !!) et je passe demain matin sur France-Inter, dans les journaux de la matinée. Merci, de votre côté, de passer la pétition à tout votre carnet d’adresses, nous devons être des centaines de milliers à protester pour faire bouger les choses.

Un grand merci,

Vincent Laarman
Délégué général

[ce courrier a été envoyé dans l’après-midi à plusieurs dizaines de milliers de personnes. Nous comptons sur votre mobilisation !]

13 réflexions sur “Violence à l’école : la barbarie continue…

  1. La coupe est pleine. Par ailleurs, ce qui arrive en ce moment à Eric Zemmour symbolise parfaitement le degré de frilosité aigüe dans notre société médiatique. Comme le disait très bien avant-hier l’avocat général Philippe Bliger, depuis convoqué par sa hiérarchie, personne n’a analysé les propos du journaliste pour se demander si en effet la proportion de français d’origine africaine était celle indiquée. Il a osé parler de la délinquance africaine en France, c’est donc un boutefeu qui doit être immédiatement cloué au pilori du politiquement correct.
    Malheureusement, il faut en parler, et vite, et longtemps, et de façon fouillée et précise. « Pour en faire quoi ? » disait ce matin sur RMC judicieusement Bégaudeau, étonnamment mesuré sur la sortie de Zemmour, et prêt, lui, à échanger les arguments et non les invectives ou les menaces de saisies judiciaires.
    Je suis professeur de l’Education Nationale. Je suis fonctionnaire de l’Etat. Comme pour monsieur Bliger, je suis responsable de mes propos devant ma hiérarchie et je ne sais si mon droit de réserve s’applique ou non, mais je vais parler quand même.
    Non, tous les actes de violences ne sont pas commis dans les écoles par des élèves d’origine africaine. Ca serait statistiquement faux. De nombreux petits « souchiens », selon le mot désormais célèbre de la si radieuse Boultedja, commettent incivilités, dégradations et sont régulièrement exclus ou soumis à des conseils de discipline. Parents débordés, ayant souvent connu eux même l’échec à l’école, mariés jeunes, multipliant les enfants et les allocations, les télévisions écrans plats et les portables et pleurant sur la crise tout en veillant au bienêtre de leurs bambins, ou plutôt leur propre bien être. Ces derniers assurent en effet leur tranquillité en achetant une paix sociale avec leurs enfants. Ceux-ci on leur ordinateurs dans leur chambre, surfent sur facebook et msn jusqu’à 3 heures du matin, sans aucune surveillance ou en se jouant superbement de la pseudo autorité parentale. Pas un jour sans que mes collègues confisquent des consoles de jeu ou portables cachés dans leur cartable. Ces « petits blancs » là sont avant tout des jeunes en totale perdition, sans repère, sans autorité d’un père souvent absent, couvés par un système doltoïsé et maintenu dans leur état d’enfant roi par un corps enseignant essentiellement féminin au collège.
    Je peux également donner l’exemple d’enfants issus de l’immigration, souvent kabyles, asiatiques et parfois noir africains, se montrer d’excellents élèves, doués, prometteurs, polis et charmants. Ces enfants là ont pour parents souvent de braves gens qui avant tout ont donné à leurs enfants une vraie éducation, l’envie d’apprendre, de gagner l’excellence et de s’intégrer dans un monde qui à l’origine n’était pas le leur.
    Ainsi chaque année voit son lot d’affreux jojos bien blancs et de grands espoirs pour l’élite française d’origine arabe, noire ou asiatique.
    Une fois ce préalable posé, il faut tout de même ajouter cette vérité qui dérange tant :
    Depuis quelques années, l’immigration, essentiellement noire africaine, grandit en France. Considérablement. On se retrouve aujourd’hui dans les collèges ruraux de régions autrefois peu touchée par cette immigration avec en moyenne 30 à 50 élèves (soit environ 8% de l’effectif total de mon collège) primo-arrivant, qui maîtrisent fort peu la langue et arrivent en France avec une culture allogène souvent pétris d’un Islam sectaire ou tout du moins exigeant. Cette population ne peut bien évidemment pas s’intégrer. Elle ne peut comprendre notre concept si français de laïcité. Elle heurte également profondément, il ne faut pas se le cacher, le corps traditionnel français (comme le dirait M. Longuet), de culture essentiellement occidentale et chrétienne, même fortement teinté de laïcité. Ces grands enfants, souvent d’une carrure impressionnante, on les retrouve en quatrième, en troisième alors qu’ils savent à peine lire le français, à peine écrire. Mais c’est le collège unique ! Et les bonnes âmes bôbôs (qui mettent leurs enfants dans le privé bien évidemment) imaginent une coexistence entre bisounours alors que nous sommes, et je pèse mes mots, devant un véritable danger de guerre civile.
    Déjà dans les établissements scolaires, ces jeunes se regroupent en fonction de leurs origines dans les cours de récréation et établissent leur loi du plus fort parmi les élèves. Même les surveillants, mêmes les professeurs, même la direction en ont peur. Leurs parents ne se montrent jamais aux réunions, ne parlent pas français pour la plupart et ne comprennent pas le décalage si grand entre leur culture et, j’ose le dire, la nôtre. Les associations musulmanes, qui s’organisent remarquablement, en profitent pour tailler des croupières à la laïcité : cantine « halal », absences lors des fêtes religieuses, non mixité dans les piscines.
    Méfions nous du modèle nord américain qui souvent s’est montré notre modèle. Au canada, la période de Noël est devenue taboue, on s’exclame désormais : « joyeux décembre » sans rire. En France, les vacances de Noël sont également menacées dans leur appellation, les vacances de Pâques ont disparu, remplacées par les vacances de printemps.
    Enfin non, l’islamisation rampante de notre société n’est pas un fantasme ni un délire d’extrême droite helvétisante. Nous assistons en effet à un véritable remplacement de population dans certaines villes françaises. Il suffit de se promener à Paris dans ¼ des arrondissements, ou dans des villes comme Evry ou les Mureaux pour se rendre compte que les blancs « de souche » ont disparu car comme le dit très bien Zemmour, les gens ne veulent pas vivre ensemble quand leur cultures réciproques semblent si lointaines. Oui ca me gêne en France de voir des quartiers entiers de femmes voilées et d’hommes en djellaba, oui ca me gêne de passer devant une immense mosquée qui cache désormais la petite église de quartier. Oui ca me gêne de passer devant la rue Myrra à Paris et de voir 300 personnes priant dans la rue. Ce n’est pas notre modèle occidental, ni également admissible dans une France où la religion est depuis un siècle confinée à la sphère privée. Je ne veux pas qu’on m’impose la vue d’un modèle de croyance dont je n’ai que faire.
    Cette violence dans les écoles n’est pas que liée à cette immigration et à ce malaise perceptible d’un changement de société et de civilisation qui se fait « malgré le peuple ». Mais elle en est un des symptômes.
    Ces enfants déstructurés, abîmés, déracinés ne peuvent que répondre par une violence extrême à toute demande de normalisation de leur comportement. La violence des incultes est proportionnelle à la faiblesse syntaxique de leurs arguments. Et c’est normal.
    Pour terminer, j’affirme ici et sans ambages, que l’Etat est criminel. Criminel de maintenir encore le système du collège unique en y implantant une graine allogène dont la violence va germer de plus en plus rapidement. Criminel d’abandonner les classes moyennes qui n’ont pas les moyens de placer leurs enfants dans un privé (souvent) plus sécure, criminel de vouloir imposer un vivre ensemble indigeste à une société perdue qui se voit dépossédée peu à peu de ce ses racines millénaires. Combien faudra-t-il de professeurs frappés à coup de barre de fer pour que l’on réagisse enfin ?

    • Bravo pour cette analyse. Vous osez écrire ce que nombre de Français pensent tout bas ou n’expriment qu’en petit comité.
      SOS Education devrait publier ce courrier et le diffuser massivement.
      Merci d’avance.

  2. Monsieur,
    merci de votre message. Je m’empresse de l’imprimer et de le diffuser demain en salle des professeurs. Tant de collègues pensent comme vous, soyez-en sûr!
    J’enseigne dans un établissement Ambition Réussite de l’académie de Créteil depuis 4 années; j’y suis arrivé en « bonne âme bôbô » et je vais en partir, je pense, usé, dégoûté…. La misère sociale, il y a ceux qui en parlent et puis il y a ceux qui se la coltinent!

  3. Cher David,

    Je suis admiratif de votre article. Et pas uniquement sur le fond (qui est parfait). Votre style est agréable et rare. Vous êtes plus fort que de nombreux professionnels.
    Je souhaiterais que beaucoup d’autres professeurs, comme profde93, impriment votre article et le distribuent en salle des professeurs. Et je crois que cela va se faire spontanément. Bravo.
    Vincent

  4. Je souscris totalement à tout ce qui est écrit ici et ne peux qu’en confirmer la teneur, étant également enseignant!
    Au vu de l’évolution rapide de la situation, je crains qu’elle n’empire… mais jusqu’où?

  5. La situation est grave, la preuve en est, il est interdit de le dire et de dénoncer les problèmes. Le premier qui dit la vérité… Je ne pourrai afficher le texte de notre collègue dans notre salle des professeurs, il serait arraché…

    C’est vrai, il y a de nombreux enfants « issus de l’immigration », de ces « minorités visibles » comme on les appelle aujourd’hui qui sont attachants, volontaires et méritants . Mais combien sont perdus? Un de mes élèves un brave gosse, mais dépassé: un père, deux mères et 19 enfants dans un même appartement… Pourtant la polygamie est interdite en France
    Nos lois sont bafouées, notre civilisation est foulée au pied, Les coupables sont les dirigeants et les responsables qui préfèrent se voiler la face et culpabiliser ceux qui tirent la sonnette d’alarme, alors qu’ils vivent dans leur bulle loin des réalités des banlieues. tel ministre ne disait-il pas que ses enfants fréquentaient l’école de son quartier, il habite près du Panthéon! Ces élites auto proclamées qui nous gouvernent se cooptent, elle se moquent bien de se qui peut arriver à la « plèbe »

    Nous vivons dans un système totalement pervers, beaucoup de professeurs sont dans une situation schizophrénique, ils voient la réalité, mais refusent d’en reconnaître les causes. Alors leur angélisme destructeur perdurera-t’il? Ils se croient libres mais sont prisonniers des dogmes politiquement corrects véhiculés par leurs médias favoris ou par « plus belle la vie », dogmes qu’ils inculquent à leur tour à leurs élèves en ayant le sentiment de lutter contre le mal, contre l’infâme, la réaction. Ils sont les « petits soldats » d’un système qui jette l’anathème sur toute voix discordante.

    Je ne sais si d’autres que moi en font la constatation, mais je remarque par ailleurs en ce moment dans mon lycée chez la plupart de mes jeunes collègues une apathie, voire un contentement béat face aux réformes qui sont concoctées pour mettre un point final à la destruction du système scolaire moribond qui me laisse pantoise.

    Si j’osais, je dirais: »Mérieu m’a tuer »

  6. Et pourquoi n’oseriez vous pas?
    En voulant la paix sociale, nos élus, surtout de gauche, nous ont cocotté un machin dans lequel nous ne sommes pas prêts de nous sortir.
    Si en 2002,au second tour J-M était arrivé en 1 cela aurait-il changé quelque chose. La gangrène est la, notre république bafouée.Nos fonctionnaires font en grande partie, et surtout pour ne pas faire de vagues.
    Depuis 30 ans nous reculons, ce n’est pas en acceptant tout et n’importe quoi, que nous sortirons de cette contamination.

  7. J’adore cette façon pertinente, honnête et réelle de dire (ou plutôt d’écrire) les choses…

    J’ai enseigné pendant 6 ans à l’académie de Créteil en commençant par le pire (PEP 4) et je suis revenue cette année scolaire dans l’académie de Lyon en ne trouvant pas mieux. Je suis déjà – à 31 ans – usée et dégoutée par mon métier ! Je n’y crois plus et j’essaie donc de mettre ma (petite) pierre à l’édifice en vous lisant et en soutenant tous ceux qui en ont besoin. Dans les collèges on se sent rarement soutenu et dès qu’on parle d’un problème avec un élève ou une classe entière on est dévisagé car il ne faut surtout rien dire…c’est dommage je trouve…ce n’est pas forcément nous qui sommes en échec mais des élèves qui deviennent insupportables, ingérables et qui ne respectent plus rien.

    Je suis à 200 % avec vous !!! Et merci pour ces articles ça fait un bien fou et ça laisse espérer un avenir meilleur…(je suis tout de même restée naïve…).

  8. La naïveté, la franchise, dans notre société en voie de disparition, comme la candeur,la pureté, la simplicité. Nous sommes dans une société de paraître.
    Faire croire. Hier soir, j’ai assisté à une réunion de conseil municipale,majorité socialiste, 4 communistes et 3 divers, au total 35 élu.
    Le maire avait convié un groupe de parents avec les enfants, bien sûr, vu la fermeture envisagée d’une classe de maternelle, pendant 1 heure, ce fut démagogie, hypocrisie,malhonnêteté.
    Parents pris en otages par le politique, ou politique se servant des citoyens à des fins de donnée un spectacle, politique refusant toute décision venant de l’autorité, surtout l’autorité autre que son groupe d’élection.
    Mais vous, l’enseignante, si vous voulez être en accord avec vos obligations, vous n’avez pas la possibilité de faire votre métier de façon professionnelle, responsable, et de vous sentir au mieux dans les actions de votre activité,la probité, la minutie dans l’exercice de certain métier donnent à l’intervenant un plaisir, voir un grand plaisir à pratiquer le métier choisi.

  9. MAx Weber à dit : l’Autorité, c’est le monopole de la contrainte légitime.
    Institutions et parents d’élèves nous ont privé de nos moyens de contraintes et ont sapé notre légitimité.

  10. On est d’accord , sauf que il manque : Qui a importé la MO Africaine en France sans contrat de travail ? Le Patronat , l’Etat de Droite comme de Gauche a fermé les yeux !!
    Le Corps enseignant français mondialiste par nature et par idéologie s’est fait l’avocat de ces Africains pendant 35 ans , jusqu’à ce qu’ils s’aperçoivent qu’ils se sont trompés, ont perdu le respect , et nous abandonnent à la Mixité!!! Merci de changer d’avis , et de rappeler qu’il n’y a pas de valeurs civiques de Droite ou de Gauche , et il est lamentable de voir les Politiques se refiler le Balon , uniquement pour des raisons électorales ; alors qu’ils subventionnent des Associations qui participent à notre décadence !!! C’est dit !!!!!

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