Violence à l’école : le ministre de l’Éducation s’est enfin décidé à réagir

Pour plus de discipline et de respect dans nos écolesSOS Éducation salue l’initiative du Ministre de l’Éducation qui a publié ce week-end deux décrets sur les sanctions et la discipline à l’école.

Ces décrets ont fait l’objet d’un soutien actif des membres de la communauté éducative rassemblée autour de SOS Éducation : plus de 60 000 personnes se sont mobilisées autour de la pétition lancée par SOS Éducation.

« Il était temps », souligne Olivia Millioz, porte-parole de SOS Éducation. « Le Ministre de l’Éducation envoie enfin un signal fort aux élèves, aux professeurs et aux chefs d’établissement pour préparer une rentrée scolaire 2011 différente des précédentes. » Ce décret rappelle en effet qu’il est légitime de sanctionner un élève en cas de faute grave et instaure que cette sanction doit être automatique donc immédiate.

C’est la première fois depuis 25 ans qu’un texte vient renforcer l’autorité des professeurs et des chefs d’établissement. Il permettra à chacun de mieux assumer ses responsabilités : élèves, parents, professeurs et chefs d’établissements.

Pour SOS Éducation, les décrets qui viennent d’être publiés, sont extrêmement importants si l’on veut réussir à terme à préserver la paix dans nos écoles, ne plus y voir ni harcèlement, ni violence.

Une dernière étape reste à franchir : responsabiliser les vrais grands perturbateurs dans nos écoles, ceux pour lesquels la seule réponse que peut apporter l’institution est l’exclusion définitive.

SOS Éducation demande que les élèves hautement perturbateurs sanctionnés par une exclusion définitive deviennent acteurs de leur réintégration. Aujourd’hui c’est l’administration qui se charge automatiquement de leur trouver un nouvel établissement et l’élève n’est absolument pas responsabilisé dans sa démarche. « Les adultes peuvent accompagner l’élève hautement perturbateur pour lui permettre de réintégrer un cursus scolaire normal. Mais in fine c’est lui qui doit faire la démonstration qu’il souhaite continuer ses études et adopter un comportement responsable dans son nouvel établissement d’accueil, c’est à lui de faire la démarche et non au recteur ou à l’inspecteur d’académie de s’en charger » insiste Olivia Millioz de SOS Éducation.

5 réflexions sur “Violence à l’école : le ministre de l’Éducation s’est enfin décidé à réagir

  1. Parlons un peu de l’attribution et de la déchéance de nationalité Française. Sinon autre idée, beaucoup de vos élèves hautement perturbateurs n’ont rien à faire en France. Blancs ou non, personne ne veut d’eux en France.
    Envoyez les en pleine jungle Guyanaise, pas au bagne … En pleine jungle.

    La chaleur et l’humidité sans compter les insectes devraient calmer les plus agressifs d’entre eux. Ils attrapent la fièvre jaune ou le paludisme ? Pas mon problème … Ils peuvent prendre Philippe Meirieux avec eux par contre.

    Reouvrir le bagne de Cayenne couterait trop d’argent, consacrons plutôt cet argent à ceux qui veulent apprendre et se comporter normalement.

    L’Amazonie est vaste, vous pouvez sans mal y caser tous vos élèves perturbateurs.

  2. M. Luc Chatel, Ministre de l’Education nationale, ne devrait-il pas descendre de son nuage et reprendre enfin contact avec la réalité ?
    Il vient de créer une nouvelle “sanction”: la “mesure de responsabilisation” qui consiste à faire participer un élève particulièrement difficile, en dehors des heures d’enseignement, à des activités de solidarité, culturelles ou de formation à des fins éducatives.
    A qui M. Chatel fera-t-il croire que des élèves déjà absentéistes notoires (certains d’entre eux, ne viennent en cours que 3 ou 4 heures par semaine à partir des vacances de Noël…) accepteront de “participer à des activités” en dehors d’heures de classe auxquelles il ne viennent déjà pas?
    A qui M. Chatel fera-t-il croire qu’on trouvera facilement des adultes pour s’occuper d’un gamin qui, si on le laisse seul quelques minutes, risquera de faire plus de dégâts que de “travaux d’intérêt général”?
    De plus, la nouvelle “sanction” créée est subordonnée à l’accord de l’élève et doit “respecter la sa dignité”. Monsieur le Ministre voudra bien expliquer aux enseignants ce qu’ils devront faire lorsque l’élève sanctionné refusera de signer l’accord ou ira raconter à ses copains – et à ses parents qui ne manqueront pas de lui donner raison – qu’on ne respecte pas sa dignité.
    Il est par ailleurs précisé que la sanction disciplinaire devient automatique “lorsque l’élève est l’auteur de violence verbale à l’égard d’un membre du personnel de l’établissement ou lorsque l’élève commet un acte grave à l’égard d’un membre du personnel ou d’un autre élève.” M. Chatel serait bien avisé de venir se promener incognito dans les couloirs de certains lycées au moment des récréations. Il pourrait ainsi constater que les “nique ta mère”, “fils de pute”, “ta gueule bouffon”… et autres amabilités sont devenus coutumiers au point de ne même plus passer pour de la violence verbale.
    Enfin, le chef d’établissement “est tenu de saisir le conseil de discipline lorsqu’un membre du personnel de l’établissement a été victime de violence physique.” Quand on sait que l’autorité d’un conseil de discipline est très limitée, on imagine facilement que bien des chefs d’établissements – souvent eux-mêmes démunis devant les comportements de certains élèves – préféreront noyer le poisson plutôt que de se lancer dans des procédures longues à mettre en place et dont les résultats demeurent souvent infructueux.
    Les nouvelles sanctions de Monsieur le Ministre de l’Education nationale ne sont-elles pas surtout une nouvelle poignée de poudre aux yeux?

  3. Franchement, la lecture des deux décrets laissent pantois… charabia législatif, beaucoup de lignes pour « rien ». L’élève à sanctionner aura une exclusion raccourcie, pourra se faire représenté devant un conseil (dont on ne connaît pas la marge de manoeuvre) et pourra se présenter à des heures de « responsabilisation » en dehors des heures scolaires.
    SOS education vient de m’envoyer sa lettre de hourra ! Pouvez vous alors nous décrypter les réelles avancées que la signature des décrets proposent ?
    Non, franchement, je vis dans les référentiels et dans la lecture du BOEN, au milieu d’un amoncellement de termes mis bout à bout et qui laisse penser aux seuls auteurs qu’ils participent activement à la construction de la société et que leur salaire est clairement justifié par tant de recherche sémantique 😉
    Pour moi ils participent à sa déconstruction lente et inexorable commencée dan les années 70… Où sont donc passés les artisans de l’effort et de la pensée simplement exprimée menant à des actes tangibles ?
    Au final : quelles seront en pratique les sanctions et les mesures éducatives possible que les chefs d’établissement pourront mettre en place ?

    Pour finir, j’ai reçu avant la signature du décret votre lettre demandant de nous mobiliser pour obtenir ce paraphe de notre ministre. Vous avanciez que les sanctions de base comme les lignes, l’exclusion de la classe, et les mesures de motivation sont interdites… dans les textes peut-être…
    J’en suis à plusieurs écoles (publiques et privées) pour mes enfants (primaires). Chacune d’elles utilisaient images, bons points, tableau de croix, lignes, sortie de classe…

    Et si les têtes pensantes sortaient un peu des textes qui donnent bonne conscience… Nous avons tellement de textes illisibles cadrant nos activités en France que plus rien n’est appliqué par le commun des mortels qui a les mains dans le cambouis !

  4. Entièrement d’accord avec vous.
    L’annonce de Monsieur Luc Chatel ne correspond pas du tout aux 8 mesures que vous exigiez …
    Encore un peu de poudre de perlimpinpin et d’adhésif pour vous mettre sur la bouche. C’est reparti.
    Je pense hélas, qu’il ne va pas falloir pas baisser la garde et continuer votre combat.
    Tant que les enseignants n’exigeront pas ce qu’ils se sont lâchement laissé confisquer, c’est à dire l’autorité, rien ne sera possible.
    Tant qu’ils ne changerons pas leur façon de penser … c’est à dire ; que leur métier est l’éducation en priorité !!!
    Lorsque l’on entendra dire tout récemment par une enseignante au journal télévisé à une bonne heure d’écoute :
     » qu’il est tout à fait normal, que les gosses se disputent, se giflent, se donnent des coups de pieds et des coups de poing  » !!!
    et que, surement les parents n’ont même pas du réagi aux propos de cette enseignante. Ne nous étonnons pas des conséquences.
    Continuez à étoffer l’observatoire de tous les nombreux faits délictueux, et à ne pas hésiter de rappeler à M. Luc Chatel, que vos 8 propositions sont passées à la moulinette.
    En réalité, si le corps enseignant était moins égoïste et plus solidaire, une seule et bonne grève nationale suffirait à faire capituler ce scandaleux et minable ministère du ratage collectif des générations à venir.

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