Vos propositions contre les violences scolaires

Dans la discussion qui a suivi notre appel à Xavier Darcos, trois lecteurs ont donné leurs propositions pour lutter contre les violences scolaires.

Lefèvre, vendredi 5 juin à 22h03 :

1. Pour créer de vrais cours de morale et de civisme, il suffit, à l’école publique, de restaurer l’éducation civique (ce n’est pas la même chose que l’instruction, dans l’éducation, l’élève agit). Par ailleurs, la morale est une notion religieuse, et n’a pas sa place à l’école publique. Il faut aussi redéfinir les temps d’enseignement de cette discipline, à une heure hebdomadaire. (et non une demi-heure comme actuellement depuis les programmes de la rentrée 2008).

2. Le premier moyen de restaurer le prestige et l’autorité des professeurs est d’abord que le ministre arrête de les mépriser. Eux, ils savent de quoi ils parlent, ils maitrisent la règle de trois et la conjugaison. Il faut reconnaître leur travail, et l’importance de leur mission pour l’intérêt général. Les enseignants ne sont pas tous des fainéants, d’ailleurs, l’OCDE, qui n’est pas un dangereux syndicat gauchiste, évalue leur temps de travail à 40 heures par semaine.

3. Pour rétablir des cours dans la formation des enseignants, il faut maintenir leur formation professionnelle.

4. Sans restaurer la fonction de surveillant général dans les écoles, on pourrait, si on considère que les élèves ont besoin d’un accompagnement, arrêter de supprimer des postes.

5. La mission de l’école n’est pas d’exclure, il est préférable d’éduquer.

6. L’enseignement de l’éducation civique apprend aux élèves le sens des responsabilités, et le devoir de réparation des dommages occasionnés.

7. […] Il existe des internats éducatifs, auxquels il convient de donner les moyens.

8. Certains parents ont besoin d’aide.

Gérard Tavin, samedi 6 juin à 9h54 :

1. Supprimer le statut de fonctionnaire pour les enseignants : rien ne le justifie, au contraire, le maintien dans le système des gens qui ne sont pas faits pour. Nouveau statut : profession libérale ouverte à tous sur CV.

2. 900 000 enseignants pour 12 000 000 d’élèves, cela fait une moyenne de 14 élèves par enseignant : conserver ce nombre d’élèves par enseignant pour ne pas augmenter le travail de ces derniers, mais augmenter le temps de présence pour faire un vrai travail d’éducation dans une classe à faible effectif plus facile à gérer (tendre vers les 14) et être plus proche des élèves en difficulté.

3. Donner aux directeurs d’établissement scolaire un vrai pouvoir de choisir ses enseignants d’après leurs compétences et leur charisme.

4. L’intitulé «Education nationale» est une appellation mensongère: dans les fait les «enseignants» enseignent mais rien ne les oblige de s’impliquer dans la fonction d’éduquer. Il faut donc remplacer le titre d’enseignant par celui d’éducateur-enseignant, de la maternelle au collège. Le recrutement serait fait d’après les aptitudes du postulant.

5. Cesser de clamer que l’enfant est au centre du système (alors qu’il est évident que c’est l’enseignant qui y est) et appliquer tout ce que l’on sait au sujet des rythmes scolaires depuis des décennies.

6. Personne ne conteste l’importance des expériences vécues au cours des premières années d’enfance : remplacer les «maternelles garderies» de plus de trente enfants par des classes de 15 enfants maximum recevant une véritable éducation à la vie sociale qui les attend, en particulier apprendre le respect de l’autre. Il va sans dire que les éducateurs recrutés pour ce poste devraient faire partie des meilleurs.

David Barbaud, samedi 6 juin à 11h03 :

1. La responsabilité première est familiale. Société consumériste, jouissance immédiate, crise des valeurs, doltoïsation de la société (la malheureuse [Françoise Dolto] fut souvent mal comprise), sacralisation de l’enfant qui est devenu le centre de la cellule familiale (et du système scolaire), médias glorifiant l’ado consommateur, le «jeune» (autre volapuk du langage socialisant) – il suffit de voir l’ahurissant documentaire de Canal + sur les adolescents ce début de semaine – et enfin mépris souvent constaté à l’égard d’un corps enseignant qui, hélas, n’est pas toujours exempt de reproche. Bien entendu, il ne s’agit pas de nier une paupérisation sociale de plus en plus visible dans les cités et en milieu rural (où j’enseigne).

2. La crise du primaire : je ne reviendrai pas sur les ravages de la méthode globale (toujours appliquée dans la majorité des écoles malgré les dénégations des «spécialistes»), mais je voudrais rappeler que le redoublement en primaire est quasi inexistant et que les élèves ont officiellement jusqu’à la fin du cycle élémentaire pour savoir lire et écrire (CE2), ce qui est totalement suicidaire. Si on ajoute à cela que l’école primaire est devenue une école de l’«éveil» et non de l’acquisition des fondamentaux (les exercices à la maison ont été très longtemps interdits) et que fort peu de «professeurs des écoles» (vocable pompeux consacrant ceux des instituteurs ayant fait allégeance à saint Meirieu) ne montre de goût ni d’intérêt ou simplement même de compétence pour l’histoire, la géographie, les mathématiques, les dictées (orthographe, sciences des ânes disent nos chers pédagogistes) et préfèrent les ateliers-cuisine, ou mener des débats stériles (peut on débattre quand on pas encore acquis les clés du vocabulaire ?). On comprend dès lors pourquoi nous récupérons en sixième des élèves qui ne savent absolument rien.

3. En effet, depuis 10 ans que je suis dans le même collège, j’ai régulièrement demandé des sixièmes tous les deux ans. Il y a encore dix ans, nous pouvions encore parler de la règle des trois tiers : un tiers d’excellents élèves parfaitement préparés, un tiers d’élèves moyens pouvant glisser selon la gestion de la classe dans le premier tiers ou le dernier tiers qui regroupaient les élèves «radiateurs» c’est à dire ceux qui décrochaient très vite, faute d’acquis nécessaires. Aujourd’hui, cette règle n’est plus. Elle est remplacée par celle des 10% : c’est le pourcentage d’élèves en capacité de suivre le programme proposé en collège. La moitié d’une classe est dès la sixième pratiquement perdue pour le lycée (déjà) et décroche progressivement. On comprend dès lors pourquoi on veut transformer le collège en abaissant considérablement les exigences (nous avons déjà de grandes pressions de notre hiérarchie pour «adapter» nos cours et notre notation au «nouveau public»). Le lycée est le continuateur naturel de ce gâchis immense ; le nouveau programme des mathématiques en seconde supprime géométrie, algèbre, déduction pour se consacrer à l’outil informatique uniquement.

4. Enfin, pour terminer, tout cadre structurant a disparu de notre univers. Le surveillant général est devenu conseiller d’éducation (un conseiller conseille «ce n’est pas mon rôle de punir», me disait un des CPE de mon collège devenu depuis principal de collège), les couloirs et la cour de récréation sont devenus des lieux de violence ordinaire (en nette hausse depuis trois ans) jamais sanctionnés, les parents et mêmes les élèves deviennent procéduriers (judiciarisation de la société oblige). Pas de structuration externe, et aucune interne non plus : les élèves qui vivent dans un présent éternel, cocon douillet d’où personne ne songe à les en sortir n’ont aucune notion de chronologie, de rigueur, et ont une paresse intellectuelle de plus en plus inquiétante (même chez les «bons» élèves).

0 réflexions sur “Vos propositions contre les violences scolaires

  1. Complètement d’accord avec votre analyse, y compris sur la responsabilité familiale. J’ajouterais cependant qu’aujourd’hui il est très difficile, pour des parents de jeunes enfants et d’adolescents, d’assurer cette éducation dans un environnement où tout montre le contraire de ce qu’ils essaient d’inculquer à leurs enfants. La société dans sa globalité ne cesse de prôner et de justifier ce laxisme et cette absence de règles que les parents essaient d’inculquer, d’où une contradiction permanente dans laquelle baignent les enfants et qui n’est bien sûr pas constructive. Sans parler de la glorification des aspects les plus vils pour ne pas dire bestiaux de l’être humain.
    L’un des lecteurs écrit que la morale, d’inspiration religieuse, n’a pas sa place à l’école, mais sans morale tout est permis, y compris tuer. La morale dite « laïque » a longtemps été enseignée sans que personne n’y trouve rien à dire, car ses règles sont nécessaires pour la survie d’une société, quelles que soient nos convictions par ailleurs. Je pense donc qu’il est nécessaire que cette morale soit aussi enseignée dès le plus jeune âge et, en parallèle, qu’une vigilence très grande soit rétablie sur le plan juridique pour mettre fin à la violence et la pornographie qui sont le quotidien des enfants : présenter la sexualité sous forme d’une exposition comme « le zizi sexuel par ex., ou encore parler contraception et homosexualité à des enfants qui n’en font pas la demande, afficher des photos plus qu’équivoques dans le métro pour le salon « gay-lesbiennes » etc.
    Ces attaques contre les enfants sont permanentes et il est bien difficile pour les parents de lutter contre cette vague malfaisante qu’ils ne voient parfois même pas. Je suis grand-mère de 2 petits garçons et je vois bien toutes ces difficultés, surtout avec le plus grand qui a 11 ans. Enfin, il faut sensibiliser les enfants à la beauté en leur montrant de belles choses. Les enfants aiment Mozart si on le leur fait écouter, les beaux tableaux si on les leur montre, la nature également, et non Jeff Koons à Versailles…..

      • Je suis d’accord avec l’analyse de David Barbaud, qui résume très bien le problème majeur de l’enseignement aujourd’hui.
        Je suis également d’accord avec les propositions qu’il fait pour tenter de redresser la barque ou au moins d’éviter le naufrage complet.
        J’ajouterais que ce constat peut être fait dans d’autres pays que la France, ayant des amis à l’étranger qui tiennent le même langage, ce qui n’est guère une consolation mais confirme l’idée que la crise dépasse le seul problème de l’enseignement, étant plutôt le résultat des années 68 et de la fameuse « révolution ». C’est la crise d’une génération qui a été complètement incapable, au nom tant galvaudé de la liberté, de transmettre à ses enfants les valeurs et connaissances qu’elle avait le devoir de transmettre.
        C’est pire qu’un échec. C’est criminel et je crains que de la part de certains ce ne soit le fait d’une vocation à détruire.

  2. Mon intervention se résumait plutôt à un constat qu’à une batterie de proposition. Mon sentiment – pessimiste – est que l’Ecole publique ne pourra se réformer de l’intérieur. La présence des « Modernes », comme l’a justement fait remarquer une intervenante étant massive dans les cadres de l’Education Nationale.
    En effet, je rappellerai une chose aisément vérifiable : la réforme du collège unique, du ministre Haby, a été initiée en 1975 sous le septennat de M. Giscard d’Estaing. La droite était alors au pouvoir. Je soutiens que cette réforme est à l’origine de la crise du collège. En intégrant toute une classe d’âge jusqu’en troisième (objectif généreux), on ne pouvait qu’aboutir à une baisse progressive du niveau d’instruction, sans compter l’influence de plus en plus prégnante des Sciences de l’Education qui prétendait (et prétend toujours) mettre l’enfant et son savoir inné au centre du système. Conception rousseauiste et d’une infinie naïveté, cette « puerocratie » – si l’on peut me permettre ce néologisme – n’était valable en partie que si le milieu familial pouvait suivre culturellement cette évolution (bourgeoisie, familles de professeurs). Pour la plupart des familles socialement défavorisées, cette doctrine était, osons le mot , proprement criminelle, l’enfant se trouvant censé découvrir son savoir inné sans aucune aide extérieur, et encadré par des enseignants de plus en plus las et incompétents. Alors bien sur, il y a les arbres qui cachent la forêt : tel instituteur chevronné qui ici ou là dispensent un savoir de qualité à leurs élèves, des professeurs qui tiennent à eux seuls certains collèges par leur implication et leur rigueur, mais force est de constater que dans l’ensemble, le niveau d’aujourd’hui est réellement (et de façon mesurable) plus faible qu’il y a ne serait ce que dix ans. J’enseigne l’histoire géographie depuis 1989, et j’ai conservé toutes mes moyennes depuis. En dix années et à exigences égales (en quel honneur devrions nous ne pas avoir les mêmes exigences d’une année à l’autre… où bien alors devons nous admettre que le niveau a effectivement baissé et qu’il est besoin d’adapter les savoirs aux nouvelles réalités, constat d’échec dans ce cas démontré), en dix années donc, les moyennes des Sixièmes sont passées de 12.52 à 9.30, celles des cinquièmes de 13.50 à 9.45, celles des quatrièmes de 12.20 à 8.50 et enfin celles des Troisième de 11.45 à 9.11, et ce pour des classes dites « normales », sans option particulières. Les classes à option ayant été la plupart de temps cassées (car déclarées trop « élitistes) en deux ou trois groupes incorporant dans leurs effectifs des élèves sans option, souvent les élèves à problèmes des collèges, placés au milieu de groupes « protégés » qui dès lors ne le sont plus du tout, je ne puis donner un comparatif de note rigoureux.
    La droite au pouvoir a au pire initié cette modification radicale de l’enseignement, et au mieux ces dernières années a timidement revalorisé le syllabique en primaire. Décision d’ailleurs immédiatement contestée par un certain nombre d’instituteurs engoncés dans leur idéologie constructiviste.

    Ainsi donc, le niveau baisse-t-il effectivement et vous avez encore de très nombreux spécialistes de l’éducation qui nous affirmeront le contraire. Nous, praticiens, savons ce qui en est.
    Rêvons un peu : Réformer l’école publique? Admettons que cela soit possible il faudrait donc :

    1. Instituer un examen d’entrée en sixième : Pas de collège si l’on ne sait pas correctement lire, écrire et compter. Pour ce faire une réforme en profondeur du primaire est à mener, remplaçant les activités d’éveil et les goûters par l’apprentissage rigoureux des fondamentaux permettant à l’individu de s’épanouir bien mieux qu’en le laissant se débrouiller lui même (voilà le vrai mépris). Créer une 6eme relai dans l’immédiat afin de permettre une mise à niveau de l’élève ne satisfaisant pas totalement à l’examen d’entrée.

    2. C’est au collège que tout se joue. Il y faut les meilleurs pédagogues et les plus compétents. L’âge des professeurs est aussi un facteur décisif. Pas de jeunes professeurs trop peu sûrs. Le professeur doit avoir le bagout et l’expérience pour mener sa classe de jeunes adolescents naturellement turbulents. Les jeunes professeurs doivent suivre plusieurs années de tutorat dans les collèges et les lycées et se former auprès des plus aguerris.

    2. Cycle commun à tout le monde de la 6e à la 4e. Trois années de formation la plus complète possible en culture générale mais une seule langue vivante apprise de façon la plus rigoureuse.

    3. Première échéance en fin de quatrième. En fonction des résultats scolaires, orientation vers un lycée professionnel dont la voie doit être revalorisée, avec un cycle de quatre années sanctionnées par un BEP solide et reconnu.

    4. Pour les élèves dont il est évident qu’un tel cycle, même à vocation professionnelle ne pourra conduire qu’à l’échec : il faut développer pour eux rapidement un système d’apprentissage dès l’âge de 14 ans dans des domaines vairés à définir parmi notamment les nouveaux métiers du tertiaire.

    5. Il n’est pas question de subir la présence d’élèves perturbateurs au sein des établissement scolaire âgés de plus de 14 ans. Il faut dès lors responsabiliser les familles et trouver une voie de sortie très rapidement. (Nous avons aujourd’hui en troisième des élèves de 16 à 17 ans qui n’y ont strictement rien à faire). Un collège public doit avoir la possibilité d’exclure immédiatement et sans procédure un élève ayant commis un acte délictueux grave.

    6. Pour les autres élèves, le conseil de classe détermine leur capacité à passer en troisième. Cette année devient une année préparatoire au lycée avec toutes les options possibles en vue du lycée général.

    7. En fin de troisième, un examen d’entrée au lycée sera imposé aux élèves qui devront y satisfaire sous peine de redoublement immédiat.

    8. Le lycée doit se réformer grandement. C’est aujourd’hui un vaste barnum. Pas de Seconde indifférencié. En fonction des options entrevues en Troisième, les élèves choisiront entre Seconde scientifique, Seconde littéraire et linguistique (filière qui doit être absolument revalorisée), et Seconde économique. Trois années soumises à la sanction d’un conseil de classe souverain.

    9. Enfin un vrai baccalauréat, pas la plaisanterie qui existe aujourd’hui (exceptée le BAC S, encore un peu préservé), bac national, sésame indispensable à l’entrée dans une Université qui elle aussi est à refonder largement, mais je suis ici hors de mon domaine de compétence.

    En attendant ce grand jour si jamais il a lieu, je tenterai de créer de telles conditions. Ailleurs.

    • Je suis globalement en accord avec votre analyse et vos propositions, mais je pense que vous ne parviendrez pas à changer les choses au-delà de votre propre action. De nombreuses propositions sensées sont régulièrement émises, sans suite. Le plus bel exemple concerne l’étude des rythmes scolaires, thème crucial, s’il en est, dont les conclusions n’ont, au mieux, jamais été appliquées. Il faudrait donc d’abord se pencher sur les raisons qui font que de bonnes idées qui remettent en cause le système en place ne peuvent pas s’épanouir. Mon avis est que le statut de fonctionnaire, en particulier le principe d’emploi à vie qui permet à chacun de faire un peu ce qu’il veut sans risquer de perdre son emploi à condition de ne pas trop gêner la hiérarchie, (ne rien changer en est un bon exemple) bloque toute évolution. Toute action progressiste doit commencer par la remise en cause de ce statut. Le mode de recrutement de ce statut laisse entrer dans le métier des personnes qui ne sont pas faites pour. Ces derniers pourront profiter du système aux dépends de générations d’enfants. Je pense que le système actuel ne tient debout que grâce aux initiatives des nombreux enseignants motivés dévoués et compétents qui par leurs actions individuelles essaient quotidiennement d’en corriger les lacunes. Sans leur contribution, le système se serait écroulé depuis longtemps. On en viendrait presque à le regretter…

      • Je vous suis tout à fait sur votre constatation.

        – Lancer des pistes pour réformer l’école publique je ne suis ni le premier ni le dernier à le faire et ça ne changera guère la donne actuelle. Mon sentiment est que l’école publique se meurt par sa massification et son unicité (collège unique, puis lycée unique maintenant) qui ne peuvent conduire que vers la baisse des contenus et des exigences pour permettre au plus grand nombre d’accéder à des diplômes dévalués. C’est une tendance lourde qui ne s’inversera pas de sitôt.

        – changer les choses au delà de mon cercle d’action.. mais vous dirais-je : c’est déjà cela de pris! Si j’arrive à construire mon projet de façon pérenne et qu’une dynamique se crée, une sorte de déclic, je peux donner vocation à d’autres comme moi qui pourront faire de même ailleurs et étendre, telle une toile, un réseau de « public school » qui à terme concurrence efficacement l’Education nationale et mettre l’institution au pied du mur : soit réagir et se transformer, soit assumer sa fonction « massifiante » et intégrer le principe d’une éducation à deux vitesses. Dans les deux cas il faut agir fortement pour la création du chèque éducation pour donner enfin aux français le choix de leur école.

        – enfin vous avez mille fois raison. Le statut de fonctionnaire est un mal perfide : son confort même empêche toute remise en question et l’on va davantage en cours comme au bureau, en étant assuré d’avoir à la fin du mois de quoi se nourrir et partir en vacances, plutôt que dans le soucis d’une amélioration constante et critique de sa capacité à enseigner. Seulement, retirez ce statut, et le nombre de « vocations » se tarira à vue d’œil. Sur 1 million d’enseignants (chiffre hallucinant), combien ont ‘exigence chevillée au cœur et au corps ? Dans mon collège, nous sommes 4 professeurs d’histoire et actuellement nous ne sommes plus que 2. Les autres sont arrêtés ; l’une avec certificat de complaisance (« j’en ai marre de ces élèves, je m’en vais »), l’autre pour dépression.

        – Pour conclure il faut donner du choix aux parents. Entre deux artisans, que choisirez vous ? Celui qui viendra en retard, posera vos fenêtres de travers et fera plus de dégâts dans votre chambre qu’avant son arrivée ? Ou celui qui viendra à l’heure, se montrera courtois, discret et efficace ?

        Cordialement.

        • Loin de chercher à vous décourager, je vous souhaite de tout coeur pleine réussite dans votre entreprise, qu’elle insite tous ceux qui en son capables à faire de même.

          Cordialement.

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