La FCPE, trotskystes subventionnés

Le saviez-vous : lorsqu’il verse de grasses subventions à la FCPE (Fédération des Conseils de parents d’élèves), prétendûment apolitique, le gouvernement soutient en réalité le programme… du Front de gauche ! Vous n’y croyez pas ? Regardez de vos propres yeux …

 

Programme du Front de gauche (2012)
Projet éducatif de la FCPE
1. Parce que les différences entre les élèves ne sont pas naturelles mais socialement construites, que l’échec scolaire n’est pas une fatalité, l’affirmation de la capacité de tous les élèves à entrer dans les apprentissages scolaires est au fondement du projet éducatif. 1. Tout enfant, tout jeune est « éducable », et qu’à ce titre il a toutes les facultés pour progresser et apprendre. Pour permettre à chaque élève de trouver sa place, de faire ses apprentissages et de réussir son cursus scolaire dans les meilleures conditions, le système éducatif doit reconnaître toutes les spécificités et les valoriser pour les inscrire dans une culture universelle.
2. Un service public d’éducation national, pour garantir un même accès à l’éducation sur tout le territoire en éradiquant les logiques de concurrence qui sabordent notre système éducatif. 2. L’accès aux différents services périscolaires est primordial pour garantir l’égalité et la réussite de tous. Ils doivent donc devenir des services publics car ils sont nécessaires aux enfants dans leur vie scolaire et personnelle. Cela implique que ces services soient proposés à tous et assurés par l’Etat et les collectivités territoriales et non délégués au secteur privé.
3. Le commun est porté par des valeurs laïques, les mêmes contenus de savoirs pour tous et par les modalités d’apprentissage. Les mêmes programmes doivent être enseignés à tous jusqu’à la fin du collège. 3. « Avec les options, les classes musique et sport, on reste avec un collège qui construit la sélection » (Paul Raoult).
4. Défendre et transformer l’école maternelle. Elle sera obligatoire à partir de 3 ans et accessible dès 2 ans pour les familles qui le souhaitent.La scolarité obligatoire sera portée à 18 ans. 4. La FCPE revendique la scolarisation obligatoire des enfants à partir de 3 ans. Elle revendique aussi le droit à la scolarisation dès 2 ans pour les enfants dont les parents en font la demande.Chaque jeune jusqu’à 18 ans doit se voir garantir un statut protecteur de jeune en formation.
5. Refonder l’école sur le modèle de l’élève qui n’a que l’école pour apprendre, afin de réduire l’échec scolaire, de donner à tous les clefs pour entrer dans les apprentissages scolaires. Le service public d’éducation nationale devra prendre en charge tous les apprentissages nécessaires pour réussir à l’école : il faut en finir avec les délégations aux familles. 5. C’est en classe que doivent se faire les apprentissages et non à travers des devoirs qui relèvent souvent d’une délégation donnée aux familles, ce qui renvoie l‘échec d’un élève à sa responsabilité individuelle et familiale, renforçant ainsi les inégalités culturelles et sociales. La FCPE s’oppose clairement aux devoirs à la maison et refuse la sous-traitance pédagogiques aux familles.
6. Nous créerons un statut de représentants de parents d’élèves pour permettre à tous les parents de participer à la vie des établissements. 6. La FCPE exige l’obtention d’un statut permettant aux représentants élus des parents d’exercer effectivement et efficacement leur mandat.
7. Dépenser pour l’école, c’est investir dans l’avenir. Nous proposons de porter la part du budget de l’État consacré à l’éducation de 5,6% à 7% du PIB. 7. L’école publique doit être la première priorité de l’État, le coût de son fonctionnement ne représente pas une charge mais un investissement. Pour s’assurer d’un financement du service public à la hauteur des ambitions de l’école, les financements doivent être issus de l’impôt, avec l’exigence d’y consacrer un certain pourcentage du PIB.

 

sources : projet éducatif de la FCPE, interview de Paul Raoult, mesures du Front de Gauche pour une école de l’égalité

 

Une réflexion sur “La FCPE, trotskystes subventionnés

  1. « C’est en classe que doivent se faire les apprentissages et non à travers des devoirs qui relèvent souvent d’une délégation donnée aux familles […], renforçant ainsi les inégalités culturelles et sociales. La FCPE s’oppose clairement aux devoirs à la maison et refuse la sous-traitance pédagogiques aux familles. »
    TOUT EST DIT : soit deux élèves qui ne parviennent pas se suffire de la classe pour comprendre, apprendre et progresser, eh bien, ainsi, les deux couleront de manière certaine.
    Pourtant, on pourrait voir les choses autrement : celui qui a chez lui une famille pouvant l’aider doit pouvoir bénéficier de la chance que lui apporte la vie : de quel droit l’en priver ? Et, pour celui qui n’a pas la famille qui peut l’aider, l’étude du soir, justement, n’est-elle pas pensée pour cela ?
    En tout cas, elle le devrait !
    Il est totalement utopique de considérer que l’heure de classe en collectif peut suffire à tous les élèves : nombreux sont ceux qui sont soit un peu moins matures, soit un peu plus lents, soit un peu plus en retard que les autres, et qui, sans l’apport des leçons et devoirs du soir – car il faut aussi des leçons à apprendre, pas seulement des devoirs d’application de leçons qui resteraient non comprises ni apprises –, vont rapidement perdre pied et s’habituer à simplement « ne rien comprendre en classe », et… à l’accepter, faute de trouver de l’aide hors la classe.
    C’est pour moi l’un des problèmes majeurs de notre système actuel : sous couvert de « justice », ce sont les plus faibles et les plus fragiles qu’on précipite dans le gouffre de l’échec, répété de jour en jour et pendant des années.

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